«Ne perdons rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir. » (Anatole France)
À défaut d'avoir un blog très bien rempli - et à défaut de trouver le sommeil...
Mon 2e article sera un petit clin d'oeil sur mon Skyblog d'il y a deux ans.
Parce que je ne veux pas oublier ce que j'ai été.
Parce qu'une grande partie de ma force actuelle est justement grâce aux épreuves que j'ai eu à surmonter il y a deux hivers de cela déjà. Ce blog était justement pour me rappeler qu'on peut renaître de ses cendres.
Enfin, drôle de voir comme on change... tout en demeurant le même.
Bonheur: Agréable sensation qui naît de la contemplation de la misère d'autrui.
(Le Dictionnaire du Diable, Ambrose Bierce, 1911.)
Je préviens d'avance, je suis d'humeur un peu... morose.
J'ai choisi ce thème pour ouvrir mon blog plutôt qu'une introduction typique où je dis quelque chose comme, "j'ai créé ce blog afin d'écrire comment j'me sens et ce que je pense et ça m'est égal que ça vous plaise ou non" - je ne vise absolument personne ici, si vous êtes concerné n'en soyez pas vexé, c'est juste moi qui suis... expéditive?
Je disais : j'ai choisi ce thème parce que j'ai cru qu'il était d'actualité... ou pas.
Du haut de mes 19 printemps... ou hivers, parce que c'est là que je veux en venir : il me semble que les hivers sont de plus en plus durs. Peut-être pas sur un plan météorologique, en fait j'en sais rien mais je ne serais pas étonnée que les stats soient proportionnelles à la courbe dépressive du moral des gens de mon entourage... ou moi-même, dussé-je le reconnaître un peu malgré moi. Mais je n'ai pas envie de me plaindre au moment où j'écris ces lignes, et s'il advenait que ce soit le cas, loin de moi l'intention de le faire mais plutôt je cherche à... je ne sais pas, établir des faits, ou plutôt les identifier, essayer de comprendre les choses qui m'échappent puisque c'est souvent en décortiquant une situation - un problème, notamment - qu'on parvient à remonter à ses sources.
Je crois que je cherche des solutions. Je crois aussi que j'essaye de me remettre dans ma tête, supposons il y a un an, alors que je me remettais lentement de l'hiver et que je traçais des plans optimistes - mais qui me semblaient tout autant réalistes - pour le futur. Je me disais que l'année 2010 s'ouvrirait sur quelque chose de positif, j'espérais enterrer ce foutu neuf malchanceux... Ais-je vraiment un chiffre malchanceux ou le suis-je tout simplement moi-même? Dur à dire.
J'écris ces lignes comme référence, peut-être, afin de pouvoir me rappeler, l'hiver prochain, que ça ne va peut-être pas si mal que ça et qu'au fond... c'est juste l'hiver qui est comme ça.
Je sais plus où j'en étais... Ah oui, le bonheur. Ce foutu bonheur, cette holy quest pour le saint Graal, haha...
Je constate avec désolation que les gens qui recherchent le plus désespérément le bonheur sont plus souvent et très étrangement ceux qui, peut-être à leur insu, provoquent l'effet contraire de celui qui est désiré. Plutôt que de mettre en action des plans pour cesser d'être malheureux (et les maintenir en place, surtout), on - on exclue-t-il ou inclue-t-il la personne qui parle? j'ai jamais sû, mais considérant que ce ne serait pas tout à fait juste de ma part de m'exclure du lot... à vous de décider du sens qui convient pour cette ambiguïté - on, disais-je, on a tendance à se mettre les deux pieds dans la merde soi-même, même en ayant conscience d'un problème - et de ses causes, le pire! Eh non, pourtant... On cherche le fuck, qu'on dise les choses comme elles sont. On est masochistes, je suppose. On aime ce qui nous fait du mal et pourtant on cherche à être heureux. On est pas prêt à renoncer à ce qui nuit - parfois par habitude, parfois parce que c'est plus facile comme ça... Je ne sais plus si on doit mettre ça sur le compte de l'espoir ou du désespoir.
Et ça ne va pas plus loin que ça. J'aimerais pouvoir développer davantage mais tout ça dépasse ma compréhension. C'est une observation qui m'attriste tout simplement, rien de plus. Ça me fait surtout de la peine de regarder le monde couler comme des épaves et demeurer impuissante devant ça. Après tout, si j'avais une bouée de secours je me sortirais moi-même de la tempête que je traverse. Mais enfin, dans tous les cas, d'où mon choix pour cette citation en particulier, il y a cette philosophie qui va à l'encontre du concept selon lequel "l'herbe est toujours plus verte chez le voisin" : je me dis que c'est pire ailleurs et j'y trouve tristement une consolation, le temps d'oublier que sur ma liste de choses à faire, il y a des problèmes à régler ; au lieu de quoi je me retourne de bord sur un élan d'optimisme aveugle et puis vlan! je percute un mur à nouveau en prenant, une fois de plus, un tournant que je devrais éviter... si je savais où je m'en allais.