< Le spectacle de l'injustice m'accable,
mais c'est probablement parce qu'il éveille en moi
la conscience de la part d'injustice dont je suis capable. >
(Georges Bernanos)
Good morning, luvz!
Getting up early today, thanks to this persistent headache... *Sigh*
Took too much medz in the past 3 days, desperately trying to kill that f*in cold...
Now it seems it has no effect on me whatsoever. Except nausea. It sucks, really.
Anyway. Why am I writing in english?
Ah oui, ma "résolution de l'année" (*cough cough*) envers mon amoureux :
Faire des efforts pour me dégêner et parler davantage en anglais (avec lui).
Je me débrouille pas trop mal, en temps normal, du moins je le crois...?
Or, j'ai toujours trouvé cela embarrassant de parler anglais avec un anglophone.
La fierté, ou quelque chose comme ça. La honte de mon accent. You know.
M'enfin, il faut bien commencer quelque part. (Dit la fille qui a étudié en langues.)
Bref.
Me voici donc, ce matin, 9h30, installée dans mes couvertures et mes oreillers...
Bagel et café en main, journée relaxe en perspective... Maladie oblige, t'sais. O:)
Kev est au travail pour la quatrième journée consécutive... j'ai hâte qu'il soit rentré.
Un week-end seule à être malade, c'est plutôt moche et le temps est long...
Vivement ce soir. Je me sens mieux aujourd'hui, j'ai de l'affection à donner. ♥
Et puis bon... Je suis d'une humeur plutôt curieuse, ce matin.
J'ai... une espèce de confession étrange à faire.
Le simple fait de l'écrire ici me permettra d'évacuer ce que j'ai sur la conscience.
Ne vous étonnez pas si je ne suis pas explicite dans les détails...
C'est dans ma politique à moi de rester vague dans les situations délicates.
Ça va comme suit... ou presque.
Disons, pour commencer, que de fil en aiguille, tout bêtement comme ça...
Ma curiosité m'a amenée à prendre connaissance de l'existence d'une personne.
Tout ça est parti d'un rien, mais j'ai les idées qui s'enchaînent assez rapidement.
J'ai fait des liens à partir d'un rien, et encore, tout ça n'est qu'hypothétique...
Cette personne et moi ne nous connaissons pas mutuellement.
Elle a de toute évidence conscience du fait que j'existe...
Plus probablement depuis plus longtemps que moi je l'ai découverte.
(Du moins, dans l'éventualité où mes hypothèses s'avèrent exactes.)
Je suppose qu'on peut appeler ça un concours de circonstances.
Je viens de réaliser qu'en quelque part, dans le monde...
Une personne qui, sans me connaître vraiment, m'a haï profondément.
Que, par ma simple existence, je lui ai pourri la vie durant un moment.
Je parle au passé... car j'ignore si cela est toujours d'actualité.
Cela date, et j'espère pour elle que c'est désormais de l'histoire...
Comment je suis au courant de ça? Internet parle beaucoup (trop).
Il est si facile de faire des liens avec un tant soit peu de débrouillardise.
Je suis aboutie sur un blog, des textes, qui m'ont un peu révélé son histoire.
Initialement, je n'en savais que très peu sur sa personne... Rien de significatif.
Mais je suis incorrigiblement fouineuse. J'aime remonter aux sources.
Cependant, ce que j'ai trouvé m'a laissée plutôt confuse.
Je me sens... coupable à retardement? Et à la fois ô combien satisfaite.
Les sentiments d'une femme sont une chose incroyablement complexe.
Cette situation s'est naturellement déroulée à mon insu...
Et pourtant, quelque chose en moi cherche à se "rattraper".
Quelque chose en moi souhaite prendre contact avec cette personne...
Sans raison valable, autre que de lui communiquer que cela m'a désolée.
Pas pour moi - pour elle, puisque JE jouis de l'avantage dans cette affaire.
Évidemment, je ne prendrai pas cette initiative. Ce serait déplacé.
Ce serait également prendre un risque de la replonger dans son amertume...
De la provoquer, voire de tourner le fer dans la plaie, si elle n'a pas oublié.
Je ne souhaite tout de même pas de mal à une personne inconnue.
Vous savez, je me dis... Parfois, c'est drôlement fait, la vie.
D'un côté, une partie de moi éprouve de la compassion pour elle ;
L'autre partie se réjouit infiniment de la chance que le destin m'a réservée.
C'est une maigre consolation que de croire que rien n'arrive pour rien...
Mon plus grand bonheur au détriment de celui d'une autre? C'est si injuste.
On ne se connaît pas. Tu ne comprendrais peut-être pas ma langue...
Dans tous les cas, je suis navrée que mon bonheur t'ait coûté le tien.
Sache au moins que je profite pleinement de la chance que tu n'as pas eue.
Je n'en gaspille pas une miette ; même que, je la chéris de tout mon coeur.
Le "sacrifice" qui t'a été imposé en vaut pour moi la "peine", chaque jour.
Puisse le karma compenser ta perte autrement, si ce n'est pas déjà fait...
Suis-je bizarre de me sentir affectée par cette prise de conscience?
L'art de trop se mettre dans la peau des autres... C'est tout moi.
Je suppose que je ne suis pas assez garce pour m'en foutre royalement.
Hélas... Je ne peux rien y faire - si ce n'est que de partager ma désolation.
Ça me rend amère de réaliser combien la vie est mal faite, parfois ;
Qu'il faille arracher la nourriture à la bouche d'un premier pour nourrir un autre.
Je réalise également, une fois de plus, à quel point je suis choyée.
Pour rien au monde je ne me départirais de la perle sur laquelle je suis tombée.
Voilà tout pour ma confession.
I love you so dearly. ♥