< Un homme est fait de choix et de circonstances. Personne n’a de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix. > [Eric-Emmanuel Schmitt ♥]
Ouch. Une gifle en pleine figure, aujourd'hui. Du moins, en quelque sorte.
Mon médecin vient de me téléphoner avec de "mauvaises nouvelles". Apparemment, une anomalie a été décelée suite à mon test du mois dernier. Elle m'envoie passer des examens à l'hôpital, bientôt, pour confirmer de quoi il s'agit. A priori, les cellules de mon col utérin se détruisent. Possibles lésions précancéreuses.
À mon âge, bien sûr, ça peut être une panoplie de trucs complètement anodins. La plupart des jeunes femmes sexuellement actives présentent de légers problèmes. Je ne devrais pas nécessairement trop m'en faire avec ça, c'est un fait. Mais j'aime toujours mieux considérer l'alternative plus dramatique, par... précaution? Juste histoire de me préparer au pire, au cas où il surviendrait. On ne sait jamais.
Enfin bon. Cela m'a amenée à me questionner plus sérieusement. Et si je devais me retrouver infertile, voire carrément stérile?
Grand nombre de femmes rêvent d'avoir des enfants un jour, tôt ou tard. Personnellement, l'idée ne m'a jamais spécialement enchantée, en toute franchise. Je ne me suis jamais vue avec des enfants, je n'ai pas l'envie ni la patience. Le mode de vie que je m'imagine avoir dans le futur ne me le permettrait pas. Mais encore là, je suis jeune, c'est facile de le dire comme ça, sans y réfléchir.
Une fois que la question doit se poser pour vrai, ou que les choix sont restreints... Ça m'amène à reconsidérer sérieusement la chose. Est-ce que je désire des enfants?
En supposant la possibilité d'une affection grave à mon système reproducteur... Je me suis davantage inquiétée sur ma qualité de vie que la possibilité de procréer. Et si on m'apprenait un jour que suis dans l'impossibilité de porter un enfant? Honnêtement? J'ai du mal à dire si ce serait une déception ou un soulagement.
Et si je n'avais pas le choix?
Déception... si jamais je devais changer d'idée un jour, mais encore, je doute. Je crois que je pourrais être sujette à un coup de tête, sous influence peut-être... Mais essentiellement, je n'ai jamais vraiment espéré d'enfants. Je les redoute, haha.
Soulagement... parce que j'en ai tellement marre des contraceptifs et hormones.
C'est compliqué, stressant, ils me rendent malade et affectent mon moral. J'aimerais pouvoir avoir une vie sexuelle sans à me soucier des risques de grossesse. Aussi, mon conjoint actuel ne veut pas d'enfants plus tard, lui non plus... Alors. Ça réglerait la plupart de mes soucis. Libération. Oui, j'ai envie d'être libre.
Ça scandalise bien des gens lorsqu'on leur dit qu'on ne veut pas d'enfants. Surtout la génération précédente : "T'as le temps de changer d'idée, tu verras!" Pourquoi cette fixation, cette nécessité présupposée que tous auront des enfants? Ne peut-on pas avoir l'impression d'une vie accomplie sans progéniture? Sûrement. J'entends tellement souvent des parents dire à la blague, "Ah, avoir su, t'sais..." J'imagine que la plupart d'entre eux ne sont pas sérieux... Mais certains regrettent. Je le sais bien. Ma propre mère semble l'avoir regretté à quelques occasions.
Sauf que voilà, on ne peut pas vraiment se permettre de regretter son enfant. C'est une obligation à perpétuité. Un attachement dont on ne peut se défaire. Moi, je veux voyager. Vivre à fond. Je veux voir mon couple s'épanouir davantage. C'est comme ça que j'idéalise une vie dans le futur. Une vie paisible à deux. Une partie de moi, un peu pessimiste, trouve que des enfants, c'est un tue-amour. Enfin, pas dans tous les cas... Mais trop souvent. Mes propres parents sont séparés. C'est épuisant, élever une famille. Simplement de vivre l'est aussi, en réalité.
Je ne sais pas... Je ne crois pas que j'aurais ni la volonté, ni la force de le faire. J'admire toutefois les couples assez forts pour passer à travers cette dure épreuve. De nos jours, je les considère presque comme des miracles, haha.
Enfin. J'ai envie de vivre en simplicité. Improviser. Tout recommencer au besoin. Je crois que je me contenterai d'aimer les enfants des autres. Et mes chats... :P
J'ai déjà un superbe jardin d'amour à entretenir... Je ne compte pas le négliger. C'est ce qui m'est le plus cher. Rien au monde ne vaudrait ce sacrifice.
Bleh. J'espère que je n'aurai pas de pires nouvelles d'ici quelques semaines. Il vaut mieux rester optimiste, une attitude positive guérit bien des maux... :)
(Article enregistré comme brouillon, pour ensuite tomber dans l'oubli, haha. Le revoici.)
< On mène sa vie sous la pression d'une existence que bien peu d'entre nous peuvent se féliciter d'avoir choisie. > [Alexandre Millon]
Ça me désole un peu que la plupart de mes proches vivent des relations amoureuses malsaines. Ou encore, qu'ils s'accrochent à de faux espoirs et à des causes perdues d'avance. Exception faite peut-être de deux couples d'amis, que d'ailleurs j'admire énormément pour le succès impressionnant de leur union. La clef de leur réussite? La simplicité, l'honnêteté, la complicité/compatibilité. Et l'authenticité, ça va de soi ; j'y reviens souvent, mais je crois qu'elle devrait être à la base de tout.
Qu'est-ce qui fait que tant de personnes s'attachent à quelqu'un qui ne leur convient d'aucune façon? Pourquoi choisir de s'engager avec quelqu'un, tout en sachant d'avance que l'échec n'est qu'une bombe à retardement sur le point d'éclater? À quoi bon s'enchaîner à un partenaire qui entraîne constamment chagrin, déception et frustration? Quel est le but de demeurer dans un couple où la flamme est tranquillement en train de / s'est déjà éteinte? Pire : pourquoi retourner sans cesse vers un ex-amant par simple... habitude, sécurité?
Je ne suis pas certaine de comprendre l'essence même de ce genre de relation amoureuse. Attentes trop élevées? Estime de soi qui vole bas? Dépendance affective incontrôlable? Un peu de tout ça, j'imagine. On vise pour le meilleur, sans réellement savoir ce dont on a réellement besoin. On avance sur des coups de tête, sans regarder où on va. Évidemment que tout le monde hésite ou se cherche à un certain point de sa vie ; c'est le moment idéal pour le célibat, à mon avis. Autrement, c'est un peu comme de se tirer dans le pied... à retardement. Et c'est souvent ainsi que, malgré nous, on finit par blesser ou perdre la personne aimée.
Nous vivons tellement sous le stress et la pression que même nos relations sont précipitées. On remplace aussitôt un amant perdu par le premier venu, qu'il soit d'un quelconque intérêt ou non ; on ne supporte pas la solitude et l'abandon, alors on se rue aveuglément sur les sites de rencontres complètement bidons ; on court les bars et les clubs afin d'y trouver un strict minimum de proximité humaine et de l'attention, toutes deux insignifiantes et éphémères... Lorsque la réalité nous revient en pleine figure, on réalise que ce n'est qu'une façon de rapiécer temporairement le problème en se mentant à soi-même. En bout de ligne, ces expériences nous laissent plus vides (et avides) qu'on ne l'était dès le départ.
J'ai été célibataire durant une demi-année, après m'être relevée péniblement d'une séparation difficile. Je crois que ces six mois laissée à moi-même ont été les plus enrichissants de toute ma vie, jusqu'à ce jour. Je n'ai jamais autant appris sur moi-même. Cela m'a donné l'opportunité de recoller les morceaux, de me remettre toute en ordre, et de me préparer pour être entièrement disposée à la prochaine personne qui croiserait mon chemin. J'ai tellement appris de chaque échec et de chaque rupture. Si seulement tout le monde pouvait prendre le temps nécessaire à se ressourcer et à se remettre les idées en place... Respirer un bon coup, relaxer et décompresser. Méditer sur nos leçons de vie. Laisser aller les choses, un peu. Et les accepter, surtout.
Cela vient de me rappeler une trouvaille que j'ai faite il y a de cela quelques semaines : The Quiet Place. "Have you ever noticed how many things require your attention?"
Je me suis accordée une petite session de quelques minutes sur cette page web à un moment où j'étais sur le point de céder le calme à une crise de nerfs. Juste... wow. En toute franchise, une fois la présentation terminée, j'en ai pleuré de soulagement. Vraiment, haha. Je sanglotais et je riais en même temps - la preuve que ces deux émotions contraires ne sont pas si éloignées l'une de l'autre. Ça m'a rafraîchi l'âme, ça m'a allégé la conscience un peu. J'y retourne une fois de temps à autres, et la satisfaction est la même à chaque fois. Je pourrais écouter la musique jouer en boucle pendant des heures. C'est tellement apaisant. Peu importe votre état d'âme, essayez-le, et dites-moi ce que vous en pensez. C'est quelque chose.
Il nous faudrait davantage de moments comme ceux-ci, pour se détacher de la réalité, le temps de refaire le plein d'énergie et de positif... Le temps de prendre une pause - une vraie pause, loin de la pression, des jugements, de ce qui nous torture mentalement. Je crois qu'il en faudrait aussi peu que ça pour guérir bien des maux. Pour soigner les âmes peinées - et les cœurs brisés, dans certains cas.
J'ai de la chance d'avoir quelqu'un de si patient et naturellement apaisant. ♥
< Il faut savoir servir avec intelligence les fatalités de sa nature. > [Gandhi]
Certaines personnes prennent carrément un plaisir malsain à foutre la merde sur leur passage. Just for the fuck of it, juste parce qu'ils peuvent, sans même considérer la potentielle étendue de leur imbécillité. J’imagine que ces gens-là mènent une vie exécrablement ennuyante et tentent désespérément d’y mettre un peu d'action, je ne sais pas… Vraiment, votre absence de raisonnement dépasse totalement ma compréhension. (Et je m'abstiens de peine et de misère d'un propos vulgaire, là.)
Et il n'y a pas que ça. Voyez-vous, ravissantes petites putes d'attention que vous êtes : je n’ai pas seize ans (d'âge mental), moi. J'ai accepté volontiers la maturité que me confère mon âge d'adulte, et je m'efforce tant bien que mal d'en être à la hauteur. Conséquemment, vos enfantillages incessants et vos bitcheries puériles ne me font ni chaud, ni froid. À la limite, je dirais que ça m'est uniquement divertissant de vous regarder faire des fous et folles de vos misérables personnes. Si vous voulez rager, je vous en prie, faites-le sans retenue ; cependant, je ne serai définitivement pas de la partie. Il se trouve que je jouis déjà d'une vie paisible, amplement satisfaisante et relativement épanouie. J'ai certainement de quoi occuper mon temps libre de manière plus constructive. Si si, je vous assure!
Je méprise les nombrilistes en manque d’attention. Les fouteurs de merde complexés. Les envieux frustrés de leur minable existence. Les no-life et les rejets mal-baisés. Vous êtes des fardeaux, des tares pour une société qui s'efforce de maintenir un minimum d'intégrité psychologique. Mes félicitations... pour être aussi bêtement satisfaits de votre pathétisme. En fait, voici ma suggestion pour ces gens-là : restez donc entre vous, pour le bien de chacun. Et je vous en conjure, ayez la décence de ne jamais vous reproduire ; je crains que le très peu d'humanité qu'il nous reste n'en serait que davantage anéanti par les mini-garces de votre espèce déjà surabondante. On n’a clairement pas besoin de vous dans le vrai monde des personnes saines d’esprit.
C'est déplorable de penser que j'ai gaspillé ne serait-ce qu'une minute de mon temps sur chacun de vos cas désespérés, mais je me dis que pour la peine, j'ai la maigre consolation de constater que le karma est revenu vous fourrer pleine puissance, droit dans la gueule, les uns après les autres (et ce à maintes reprises, pour certains!) pour vous récompenser d'avoir agi comme de vraies dindes sans tête - et, essentiellement, pour vous la faire fermer une fois pour toutes. Lorsque même le karma en a plein le cul de vos putain de conneries, il est temps de vous poser de sérieuses questions sur le sens de votre vie.
À présent que vous avez la bouche emplie de la honte et de son goût âcre, avalez un bon coup et digérez votre échec en silence. Si l'envie devait vous saisir à nouveau de jouer la drama queen, je vous prierais de bien vouloir aller exercer votre discipline de gamines attardées sur un appât qui a un peu plus de mordant. En ce qui me concerne, j’ai passé l’âge du typique, “haterz gonna hate LOL / yeah you know who you are, WHORE / heyyy everyone look at me I'm fAbUlOuS and I PWNED that little bitch lololol“.
NB : Je ne suis pas responsable des tristes âmes qui se reconnaissent, malgré leur ego démesuré, dans mes descriptions caricaturées. Si tel est le cas, je vous invite cordialement à remplir le formulaire suivant, puis de bien vouloir fuck off and die.
Je vous remercie chaleureusement de votre précieuse collaboration.
< Je suis différent/e... comme tout le monde. > [Expression populaire]
[Version "originale" sur mon Tumblr ]
Ici, c'est de différence d'orientation sexuelle, dont je veux parler.
Je supporte la diversité sexuelle ; j’y suis même complètement ouverte. J’ai fréquenté autant d’hommes que de femmes, homo/bi/hétéro, depuis mes 15 ans. J’ai de bons amis homo/bi, de la famille aussi - cette “culture” fait partie de moi. Ma propre mère avait constaté mon attirance pour les filles à mon plus jeune âge. No biggie. J'ai beau avoir un conjoint masculin que j'adore par-dessus tout, ça ne m'arrête pas de trouver les filles aussi de mon goût.
La Fierté Gaie? J’ai plus de mal avec ça, malgré tout le respect que j’ai pour la communauté. Je ne m’oppose en aucune façon à la manifestation de l’amour pour le même sexe, mais. Pourquoi s’afficher haut et en couleurs (c’est le cas de le dire) alors que le but supposément visé est de s’intégrer à la masse et d'aider à atténuer la différence? Je trouve que ça va contre toute logique. Si bien que ça produit souvent l’effet inverse. À la limite, ça passe davantage pour de la provocation que de la sensibilisation. Ou encore, pour certains, c’est une façon puérile mais tristement efficace de s’attirer l’attention de leurs semblables et de s'ambitionner entre eux. “Je suis différent, regardez-moi!” / “Je suis bisexuelle ; je suis hot et tendance.” NOT.
J’ai toujours eu horreur de cette attitude. Et pourtant, je ne me suis jamais cachée. S’assumer en toute fierté est une chose respectable ; se pavaner, s’exhiber, c’est autre chose. Je n’ai jamais eu besoin de m’étamper mon orientation dans le front pour me faire accepter. Au contraire, je me suis mérité le respect de mes proches de par mon attitude naturelle. On méprise davantage les putes d’attention que les gens authentiques et bien dans leur peau.
Les hétéros n’ont pas besoin de se prouver à personne - les LGBT ne devraient pas non plus. J’irais même jusqu’à dire que c’est justement ce genre d’attitude qui me rend “homophobe”. (Ne pas prendre le terme au pied de la lettre, je vous prie.) Maintenant, il faut se mettre à la place de ceux qui sont plus étroits d’esprit ; Aucunement surprenant qu’ils soient choqués, embarrassés et dérangés par ce comportement déplacé.
Si seulement tout le monde pouvait comprendre ça. Et l'appliquer. Sans s’embarrasser de bullshit superflue.
< Call it fate, call it luck, call it karma.
I believe everything happens for a reason. >
[ Peter Venkman, Ghostbusters ]
Ah, mon Kev. Oui, toi : j'ai envie de parler de toi, aujourd'hui. :)
Pour moi-même, pour me remémorer... et pour me souvenir de tout, plus tard.
Ça fera bientôt un an et demi que Kev et moi sommes ensemble, sans pause ni rupture. Déjà. Mais si peu longtemps, en même temps. À vrai dire, exception faite de deux nuits au courant des premières semaines, nous ne nous sommes pas quittés depuis le 13 juin 2010. Nous cohabitons officiellement depuis le 1er juillet de l'an dernier. Certains se sont étonnés, voire choqués, qu'il ait emménagé avec moi si tôt - après tout, ça ne faisait que deux semaines que nous nous fréquentions ; mais les circonstances en ont fait ainsi. En temps normal, je ne suis pas du genre précipitée... C'était un "risque" à prendre, mais d'un autre côté, je crois que tous les deux savions que nous serions assez adultes et compatibles pour faire le move aussi rapidement. Comme de fait, ça n'a jamais posé problème, bien au contraire : je crois que nous avions en quelque sorte besoin de la présence l'un de l'autre à ce moment-là. Ce fut donc une très bonne chose. ;)
Quand je pense que, si ce n'était pas d'un autobus en retard, nous ne nous serions probablement jamais rencontrés. C'est fou comment le destin fait les choses, parfois. C'est également terrifiant, parfois, de constater comment certaines coïncidences concordent parfaitement bien avec les vides à combler dans notre vie. Je me dis quelquefois que rien n'arrive pour rien.
J'ai connu Kev dans les environs du mois de mars, l'an passé. Nous avions mon vieux pote Francis en commun, qui eux s'étaient rencontrés quelque temps plutôt à un arrêt d'autobus en banlieue de Montréal, un soir d'hiver où le chauffeur s'était dit qu'il n'y avait pas de presse et qu'il pouvait préalablement ne jamais se pointer audit arrêt. Les deux gars ont échangé une clope et quelques mots, ont finalement fait le chemin du retour à pied ensemble... pour finalement réaliser qu'ils habitaient tous les deux sur la même rue. Haha. Quand on dit que tout le monde se connaît en banlieue, ce n'est pas faux. Les chances qu'un tel événement se produise? Fort improbable, et pourtant. La vie a mis Kev sur le chemin de mon meilleur ami, puis éventuellement, il s'est carrément foutu, imposé dans MON chemin, avec l'intention ferme de ne pas me laisser le contourner si facilement. Car à ce moment-là, c'est bien ce que j'avais l'intention de faire. Je dois reconnaître que Kev a des bons skills de persuasion. Il ne lui aura pas fallu plus de quelques semaines pour venir à bout de mes convictions et de ma ténacité.
À ce moment-là de ma vie, je croyais dur comme fer que mon attirance sexuelle n'était réservée qu'aux femmes. Ou plutôt, c'est ce qu'il me plaisait de croire ; ayant eu de mauvaises expériences et/ou rejet avec les premiers garçons qui m'étaient tombés dans l'oeil, je m'étais résolue à l'idée que les mecs n'étaient pas pour moi, pour diverses raisons. Aussi, j'ai toujours eu une facilité naturelle avec les filles, sans mentionner le fait que ces dernières m'avaient plus souvent manifesté de l'intérêt que les garçons. Je n'ai pas réellement tenté de lutter contre le cours naturel que semblait prendre les choses. J'ai fréquenté des filles durant presque trois ans, sans m'interroger en profondeur si je faisais la bonne affaire, sans m'intéresser réellement aux autres alternatives... Pour ne pas dire que je préférais en quelque sorte laisser la porte fermée sur mes démons, en croyant que cela me faciliterait les choses. Or, cela a fini par me rattraper bien assez tôt. La curiosité est un bien vilain défaut par lequel j'aime bien me laisser tenter.
Kev et moi avons pris contact via Internet, au premier abord. À travers quelques commentaires échangés sur Facebook, sans plus. Éventuellement, un pop-up sur MSN m'invite à l'ajouter à mes contacts. Le gars est sympa, bien qu'un peu morose, mais son perpétuel sarcasme a un quelque chose d'intriguant et dieu seul sait à quel point je peux rapidement m'intéresser à l'histoire d'une personne qui sort un peu du lot. Après seulement quelques conversations, j'ai eu droit à quelques confidences au sujet des choses qu'il avait sur la conscience, des histoires du passé qui le tourmentaient, ainsi qu'une confession au sujet de la fille pour qui il avait des sentiments à l'époque, depuis quelque temps déjà. Une bonne amie de la banlieue, ex fréquentation, à qui il s'est malgré lui attaché à nouveau (en dépit du désir manifesté de cette dernière de fréquenter une fille, et non plus un homme). Il m'envoie sa photo par messagerie instantanée, me demande ce que je pense d'elle. Haha. Heureusement que je n'avais aucun intérêt pour Kev à ce moment-là. Je pense que j'aurais imprimé sa photo (à elle) et j'en aurais fait un jeu de dards derrière ma porte de chambre. (Sans rancune, Steph - je t'aime bien, et c'est vrai que tu es plutôt chaude. ;P)
Un bon soir, on frappe à ma porte. Invités surprise? Je suis d'humeur infernale, je ne m'endure pas et je chéris ma solitude au plus haut point - je n'ai certainement pas envie d'être dérangée... mais non, il fallait qu'on frappe à ma porte sans prévenir. Pas seulement 2 ou 3 petits coups ; on défonce presque ma porte à coups de poings. L'écume me monte presque aux lèvres tant je rage, mais je consens à aller ouvrir en me promettant de faire ça short and sweet. Devant moi : Francis (pas surprenant), Julie (je suis en beau pétard après elle, à ce moment-là), et un random dude -- oh, on dirait que c'est le Kev d'internet. Les trois s'invitent à leur aise chez moi, tandis que je frotte furieusement ma vaisselle, incapable de trouver l'audace de les foutre à la porte. Ils ont excessivement mal choisi le moment pour nous introduire, lui et moi, c'est le cas de le dire. Quand j'ai envie de faire preuve de mauvaise foi... je suis indomptable ; étrangement, j'ai fini par prendre sur moi, calmer mes hormones, et me montrer un tant soit peu moins hostile, pour la peine. Nous finissons la soirée chez Julie à jouer à Smash. Plutôt cool. Ça valait le dérangement. :)
Les semaines avancent, Kev et moi continuons d'échanger par écrit quelques expérience de vie personnelles ou semblables. Sans plus. On se revoit une fois ou deux avec d'autres amis. Il ne parle plus vraiment de Steph, avec le temps - je le soupçonne de s'être intéressé à notre amie, maintenant. Du coup, je me dis que le gars me semble désespéré d'enfin trouver la bonne fille. Ça me peine un peu pour lui de voir ladite fille se caser avec un douche, mais d'un autre côté, je me dis que les choses devaient sans doute se produire de la sorte. Nous sommes en fin avril. Je suis toujours célibataire, et pour ma part, j'ai moi-même encore des sentiments refoulés depuis le début de l'hiver.
Audrey. Une bonne et gentille fille, je la connais depuis l'été précédent. Quelque chose dans sa personnalité me charme, je m'en éprends après quelques mois à hésiter, par peur de prendre à nouveau un mauvais tournant et de le regretter. Je suis dès le début confrontée à un adversaire masculin, duquel elle se dit amoureuse... sans pour autant qu'elle me rejette. Confusion. Triangle amoureux. La situation est ambiguë et embrouillée durant les derniers mois de 2009. En bout de ligne, nous coupons les ponts, elle repart avec le mec et nous nous disons que c'est sans doute pour le mieux. Fin avril 2010... j'ai grosso modo fait mon deuil, mais une partie de moi regrette malgré tout la tournure des choses. Je me suis faite à l'idée, j'ai pris les mesures nécessaires pour me détacher, avec plus de succès que je ne l'aurais espéré dans d'aussi brefs délais. Mais évidemment, elle réapparaît dans le portrait au moment même où je tente de me dissuader d'elle complètement ; de nouveau célibataire, elle confesse que je lui manque, qu'elle souhaite qu'on recommence à se fréquenter, histoire de nous donner une chance de faire les choses en bonne et due forme. Bah. Je n'ai rien à perdre... bien que je ne sois pas 100% convaincue que ce soit une bonne décision de ma part. Quelque chose me fait hésiter, mais je n'arrive pas à identifier la cause exacte de mon doute. Je pèse le pour et le contre, et finis par me décider à me jeter tête première dans cette affaire et à cesser de me poser une panoplie de questions ; après tout, je convoitais cette chance depuis plusieurs mois, et me la voici offerte sur un plateau d'argent. Je m'en serais mordu les doigts de décliner telle proposition.
Avec du recul cependant, je réalise que... je ne voulais pas vraiment. J'ai fait le choix logique, égoïste, d'opter pour la facilité, la sécurité. J'étais de toute évidence déjà trop avancée dans mon processus de deuil pour revenir sur mes pas. Les premiers moments partagés avec une personne aimée sont magiques. La magie peut durer des jours, des semaines, des mois ; une fois cette phase terminée, il est difficile, voire impossible, de recréer des émotions aussi fortes. Je crois que c'est ce que je recherchais à ce moment-là. Je regrette d'avoir été assez sotte pour croire que nous arriverions à reproduire la magie des premières fois après avoir vécu une pareille déception. Car j'y croyais vraiment, la première fois - mais pas la deuxième. Je m'en veux d'avoir été aussi égocentrique et naïve, car en bout de ligne, j'ai du infliger de la douleur et du chagrin à une bonne fille qui n'en méritait pas du tout.
Mai 2010. Notre groupe d'ami se résume essentiellement à : Francis, Kev, Audrey, ma sœur et moi. On se voit quelques fois pour siroter une bière chez Kev, devant Smash - au désespoir d'Audrey qui n'aime pas particulièrement les jeux vidéo. Un running gag finit par s'instaurer dans le groupe - Kev peut être une vraie petite garce quand il décide de faire le con pour faire marrer les autres. < Mon amooOoOuuUuUuuRrrR? > Audrey a une intonation comique quand elle me surnomme de cette façon. Kev exagère la chose en l'imitant pour se moquer (sans méchanceté). Il s'est mangé quelques baffes derrière la tête pour ça, d'ailleurs, mais il s'acharnait à nous taquiner avec ça - moi plus particulièrement. Je lui retourne sa propre blague, je l'interpelle de la même façon. < Hey, mon AaaMooOooooUuUUuUr? > Il répond à l'appel avec entrain. Huh. Un peu trop d'entrain. Le doute s'insinue dans mon esprit. C'est juste moi, ou bien il tente sa chance avec moi, le mec? Il voit pas que j'ai une copine? Apparemment, non, il ne la voit pas. Les conneries prennent de l'ampleur avec les semaines, et je suis autant à blâmer, car sans trop comprendre pourquoi, j'y prends un certain plaisir ; sans trop comprendre pourquoi, si je constate qu'il se désintéresse de ma personne, la jalousie me serre les entrailles et le feu me monte aux joues. D'ailleurs, il ne tarde pas de le remarquer et de tourner ma faiblesse en sa faveur. J'ai déjà dit à quel point ce gars-là est une véritable agace? Oui oui, vraiment. Et je ménage mes mots.
Début juin 2010. Moment redouté depuis plusieurs semaines : Audrey part une semaine en Espagne, et je me retrouve seule. C'est arrivé plus vite que je ne le prévoyais. La première journée est difficile, mais je m'efforce de ne pas m'apitoyer sur ma déprime, déjà que je suis forcée de me rendre à l'évidence : je suis foutrement confuse. Je m'évertue à me tenir occupée et voir mes amis. Une soirée passée avec Francis à déconner et parler avec Kev sur internet en même temps. Une autre soirée ou Kev et moi n'avons pas le moral et décidons d'aller prendre un café en ville, juste nous deux - je ne suis pas certaine d'être totalement à l'aise avec l'idée, ne sachant pas s'il me fait des avances ou non, et ayant pleine conscience que j'ai une copine qui pense à moi à l'autre bout du monde... mais finalement, se joignent à nous une tonne d'autres amis, faisant en sorte que notre café wannabe "date" est loin d'être ce qu'il aurait dû être initialement. Ça ne l'arrête pas de me donner des surnoms taquins - chérie, luv, "mon aMooOoUuUur" lol - il me fait même le coup du "bâillement romantique" totalement cliché, il me pique mon cellulaire pour changer ma photo d'accueil pour une photo de sa tronche qui grimace. Haha. Quel con. Une soirée étrangement entamée, bien loin de mes attentes, mais plutôt charmante et divertissante. Avec Francis et ma sœur, nous aboutissons en fin de soirée chez Kev à regarder des films. Ou moi, à contempler Kev en cachette, plutôt que le film. :D Moi qui jusqu'à maintenant ne l'avais jamais trouvé particulièrement attirant pour un homme, soudainement, je n'arrive plus à décrocher mes yeux de sa silhouette à travers la pénombre, et je dois dire qu'il m'a surprise plus d'une fois en train de l'épier. La nuit tire à sa fin, le soleil commence à se pointer - je réalise que c'est la première fois que je vois Kev en plein jour (sa peau brille au soleil! LOL je plaisante), et putain, je suis pathétique et j'ai honte : je n'arrive même plus à soutenir son regard. Je me rappelle, ce matin-là, juste avant de rentrer chez moi ; il est appuyé nonchalamment contre la barrière de son balcon, dehors avec sa cigarette entre les doigts, le lever du soleil en arrière-plan, et il plante son regard dans le mien, sans rien dire, jusqu'à ce que je flanche et détourne les yeux, rougissant de plus belle. Quel connard. Quel sublime, magnifique connard. Je lui en voulais de s'être insinué aussi sournoisement dans mon esprit, à mon insu, surtout tandis que j'étais vulnérable à ses charmes de par ma confusion et mes remises en questions. Je n'ai jamais trop su comment, mais il lisait en moi comme dans un livre ouvert. J'imagine que j'étais moins subtile que je le croyais. :|
Je rentre chez moi à 7:30 du matin, raccompagnée par Francis. Je ne trouve pas le sommeil avant des heures, je suis rongée, ravagée, complètement perdue. Je pense à Audrey qui revient d'Espagne ce jour-là, et du coup, je ne sais plus si j'ai aussi hâte de la retrouver. J'ai peur. Je culpabilise. Je panique. Je manque de temps pour réfléchir, réagir sans causer trop de dégâts. Je m'accorde finalement le luxe de deux ou trois heures de sommeil tourmenté, pour finalement me réveiller et trouver un message enthousiaste de Kev sur MSN, et un SMS d'Audrey sur m'annoncer qu'elle prend l'avion ce soir vers Montréal. Dilemmeee. J'ai le moral à terre, j'ai envie de m'enfermer dans un cocon et attendre que la guerre de mes émotions soit terminée pour en ressortir. Si seulement c'était aussi simple que ça. Dans un cas comme dans l'autre, le doute est semé : demeurer avec la fille que je ne suis plus certaine d'aimer, ou prendre le risque d'essayer quelque chose de complètement différent et nouveau sans savoir si cela me conviendra? Je sais au fond de moi ce que je désire ardemment, mais il me reste surtout à me convaincre moi-même que c'est la bonne chose à faire.
Ce soir-là, je rends les armes, je déclare forfait : seule devant mon ordinateur, j'écris un long, très long message, dans lequel je me confesse à lui. Je mets des heures avant de me persuader d'appuyer sur "send". J'attends. J'hésite encore. Le message est juste là, sous mes yeux, prêt à être envoyé ; j'entends ma porte d'entrée se déverrouiller et s'ouvrir. Audrey qui débarque sans m'aviser. Prise au dépourvu, je cache la lettre sans tarder et je m'efforce de me montrer agréable avec elle, bien que le cœur n'y soit pas. Je crois que j'ai eu la confirmation de mes doutes à ce moment-là. Son arrivée me faisait l'effet d'une intrusion, d'une agression, je n'étais pas prête à la revoir ni à l'accueillir chez moi... mais comment lui expliquer que tout s'est chamboulé si drastiquement? Je me tais comme une lâche. Je suis distante, mais juste assez naturelle pour ne pas trop semer le doute. Elle me quitte pour aller dormir dans ma chambre, je lui dis que je la rejoindrai sous peu, que je dois terminer quelque chose avant. J'ouvre le message qui attend patiemment d'être envoyé... et je l'achemine à Kev, redoutant le pire. Évidemment, c'est à ce moment que l'idée se forme dans ma tête : et si je m'étais imaginé toutes ces choses tout simplement par fantaisie? Peut-être qu'il pense encore à Stéphanie. Peut-être qu'il ne considère ceci que comme une vague plaisanterie, ou même, si ça se trouve, il se fiche complètement de ma gueule. Va-t-il seulement se donner le trouble de répondre à ma confession, ne serait-ce que par une politesse? Qui sait. Je tombe d'épuisement mental et physique et vais m'affaler dans mon lit, vidée, découragée, mais heureusement, le sommeil me gagne rapidement.
...Mon cellulaire vibre à trois heures AM. Je peste. J'ai oublié de fermer le son. J'ai horreur de me faire réveiller. Je me prépare mentalement à déferler ma rage sur le connard qui a eu la brillante idée de me texter à une heure pareille.
Kev : Can I see you...? :3
Wat. Wat wat wat. Wat? Je ne comprends pas immédiatement, je suis encore endormie.
Moi : Euh, quoi? Genre, Maintenant? Il est 3h du matin...? o.O
Audrey s'impatiente, elle aussi réveillée par le message et la lumière de mon écran de téléphone. Je lui dis que ce n'est rien d'important, elle se rendort rapidement. De retour à mon cellulaire, la lumière commence à se faire dans mon esprit, mais je tâche de ne pas m'emporter trop rapidement. Serait-ce une réponse favorable à mon message?
Il me propose de me rencontrer au coin de ma rue dans 15 minutes. Wtf. J'ai terriblement envie d'accepter et de courir le rejoindre, mais si j'avais quitté Audrey au beau milieu de la nuit, comme ça, sans prétexte valable, ça aurait été non seulement irrespectueux, mais aussi plutôt douteux. Je prétexte à contre-cœur que je dois rester à la maison, mais je lui dis de me retrouver sur MSN. Pour ne pas importuner davantage Audrey qui commence à s'énerver parce que j'envoie des textos au beau milieu de la nuit, je vais me barricader dans la salle de bain avec mon laptop, assise en indien sur la cuvette fermée - c'est le peu d'intimité que me permet actuellement mon minuscule appartement.
Nous discutons. Je sens le besoin de me justifier davantage, en espérant ne pas trop passer pour une idiote complètement mêlée et indécise, et je panique un peu, car il ne dit rien concernant ses intentions. J'essaye de le faire parler, je n'arrive pas à le cibler. Je me résous finalement à lui demander de m'éclairer un peu avant de péter un plomb.
Moi : Je croyais qu'il y avait une autre fille dans le décor...?
Kev : Justement, elle est dans le décor. Loin. On s'en fiche.
OMG VICTOIRE!?! Mais encore? Ça ne veut rien dire, n'est-ce pas? Ne te fais pas de faux espoir, la grande, peut-être qu'il ne--
Kev :Je crois que je t'aime. :/
...HOLYSHITFUCK. Mon cœur fait trois tours dans ma poitrine. Je relis au moins dix fois avant de penser à trouver quelque chose à répondre - et encore là, je n'ai pas de mots. Je crois que je ne me permettais pas d'en espérer autant. Je souris bêtement, muette, je jubile, je me retiens de hurler de joie, pour peu j'en tape des mains - ne tenant surtout pas compte que je suis assise, à quatre heures du matin, sur le couvercle de la cuvette dans ma salle de bain grande comme un placard, avec mon chat qui enterre ses besoins dans son bac à litière. Le portrait est tellement ridicule, mais j'étais tellement, tellement heureuse. Haha. Déclaration d'amour dans les bécosses. Romantique, n'est-ce pas? :P
Au moment de regagner mon lit, dans tous mes états - chose fort difficile à cacher, d'ailleurs - s'impose à moi comme un sceau d'eau froide en pleine figure la constatation suivante : nous avions tous prévu (Francis, ma sœur, Audrey et moi) d'aller souper ensemble chez Kev, le lendemain. Évidemment, il n'est pas question d'annuler ; évidemment, j'aurais peut-être dû mettre les choses au clair avec Audrey avant d'aller là-bas. Le cœur m'a manqué. Encore. Je crois que je craignais toujours de faire le mauvais choix. La peur de lui briser le cœur me retenait aussi, c'est certain. Mais dans tous les cas, il me faudrait rapidement prendre une décision.
Le lendemain, en route vers chez Kev, je lui demande via texto de bien vouloir garder les choses sous couvert le temps que je mette moi-même un peu d'ordre dans tout ce foutoir, de laisser ça "mort" pour la soirée, histoire que ça ne vire pas en drame et que tout le monde puisse passer au moins une dernière soirée tous ensemble dans une ambiance agréable. Audrey est au volant de sa voiture, ma sœur nous accompagne. Nous arrivons devant chez Kev, où Francis et lui devaient nous attendre dehors pour embarquer avec nous et aller faire des courses pour le souper. Évidemment, aucun signe des deux gars... Je prends donc la téméraire initiative de monter au troisième étage pour aller les chercher, le cœur battant, énervée comme une adolescente de 16 ans. Haha. Je cogne à la porte, j'attends un bon moment...
C'est un Kev vêtu uniquement d'une serviette de douche, presque encore ruisselant, qui vient m'ouvrir. Je manque de m'étouffer de surprise. QUELLE PUTAIN D'AGACE. Difficile de lui cacher ma gêne, il trouve ça même plutôt drôle. Tandis qu'il fait mine de rien, je leur fais pression pour qu'ils se grouillent à venir nous rejoindre dans la voiture, et d'ailleurs, je retourne m'y planquer aussitôt, sous le choc. Je ne sais pas si je cache bien mon jeu, mais ni Audrey ni ma sœur ne semblent s'interroger sur mon cas.
L'heure du souper approche. AWKWAAARD. Autant dire que ce fut une soirée incroyablement embarrassante. D'un côté, Audrey cherche mon attention et ma proximité, et j'ai du mal à les lui accorder, ça ne me vient pas naturellement, mon esprit est ailleurs ; de l'autre, Kev fait subtilement son agace en me jetant des regards suggestifs, en faisant exprès de me frôler le dos du bout des doigts à chaque fois qu'il passe derrière moi, me sourit moqueusement lorsqu'il me voit rougir. Le salaud, haha. Audrey réalise ma froideur au bout de quelque temps, c'est prévisible. J'ai du mal à faire semblant. Je ne veux pas être plus hypocrite que je ne le suis déjà. Ce n'est pas mon genre de jouer sur deux terrains en même temps, et j'ai horreur de me sentir prise entre deux. Le souper était excellent, bien que j'étais trop nerveuse pour avoir moindrement d'appétit. Puis l'alcool commence à avoir ses effets sur chacun de nous. Au fil de la soirée, je ne sais comment nous en arrivons à ça, Audrey déclare tout bonnement qu'elle a embrassé un de ses amis gais, récemment, juste à la blague. Et ce pendant qu'elle était relation avec moi. Je reste bête, du coup, je suis plutôt choquée, mais d'un autre côté, ça me déculpabilise un peu.
Un plus grand malaise s'installe, la déprime me prend. Je m'éclipse avec Francis le temps de prendre une marche dehors, histoire de reprendre un peu mes esprits. Je reçois un texto de ma sœur qui me dit qu'Audrey est en pleurs, si je me souviens bien, et me demande où je suis, m'annonçant que Kev vient de les laisser toutes les deux seules. Elle ne comprend rien - personne n'y comprend quoi que ce soit, en fait... Kev nous rejoint dans un parc à côté de chez lui, sans doute pour s'assurer que tout va bien. Personne ne sait quoi dire - qu'y avait-il à dire, de toute façon? - et puis ma sœur me presse de revenir consoler Audrey. Ce que je fais, malgré moi. J'en ai marre de cette soirée. Le gouffre entre elle et moi s'élargit de quelques kilomètres, l'ambiance est à son comble du malaise et à la déprime. Elle décide qu'il est temps de mettre fin à cette soirée et de rentrer chez moi avec ma sœur. (Dyke drama much lol.) Je ne veux pas embarrasser mes deux amis davantage, mais d'un autre côté, je n'ai pas envie de rentrer. Je dis à Audrey et ma sœur de rentrer sans moi, je me mérite une nouvelle crise. Je finis par céder et rentrer avec elles, laissant derrière moi un Kev franchement déçu de me voir partir. À peine ais-je quitté qu'il me texte déjà de rester, de revenir, de garder contact avec lui. Affreux dilemme - j'ai une conscience, quand même. Je lui demande de bien vouloir patienter un peu, tandis que je rentre à la maison pour finalement confronter Audrey et expliquer la vérité qu'elle mérite de connaître.
Elle me devance un peu. Je lui admets que je ne suis plus certaine de mes sentiments pour elle. Je n'en dis pas plus. C'est elle-même qui en vient à la conclusion que ce n'est pas vivable comme ça, que nous devrions prendre une pause chacune de notre côté et que je devrais y réfléchir. J'acquiesce par mon silence, je suppose. Elle va dormir, chagrinée. J'improvise un lit à ma sœur sur le futon de mon salon, avec un film pour lui changer les idées. Elle s'endort assez rapidement. Kev continue de me texter. < Je crois qu'on a des choses à se dire... Reviens s'il te plaît. :( > Ugh. Comment refuser. Audrey s'est endormie, ma sœur somnole aussi. Je laisse une note sur la table, mentionnant que je pars prendre un café avec Kev, de retour dans quelques heures. À ce point-là, j'ai compris que j'ai tout foutu en l'air avec Audrey, alors autant lui dire la vérité.
Les autobus de nuit à Montréal, direction St-Michel... Hum. Pas la chose la plus sécuritaire qui soit à 3:30AM. J'ai la trouille comme pas possible, je cours comme une mauviette jusqu'à l'arrêt d'autobus, l'attrape de justesse et monte à bord d'un bus où je suis la seule blanche. Haha, pas étonnant, remarque. Je n'y prête pas trop attention, j'ai tellement hâte d'arriver à destination que je me fiche bien du "danger". Nous continuons de nous texter... et je rate mon arrêt. De PLUSIEURS coins de rue. Über fail. Je descends dès que je m'en rends compte, en panique, je n'ai pas la moindre idée d'où je suis et le quartier n'est pas très fréquentable pour une jeune fille de 19 ans, en pleine nuit. Je marche jusqu'au prochain dépanneur pour appeler un taxi. Qui me coûte une fortune. Mais. Quinze minutes plus tard, il est passé 4:00AM, et je rejoins finalement un Kev qui commençait d'ailleurs à s'inquiéter de mon retard. Nous voilà finalement ensemble. Juste nous deux. Enfin.
Je crois que j'ai eu droit au plus long câlin de l'histoire dès que j'ai franchi sa porte, haha. <3
Nous passons la nuit à nous tenir les mains comme deux gamins empotés, moi plutôt timide, lui simplement respectueux. Au début j'hésite à me rapprocher trop de lui - je sais qu'Audrey est toujours chez moi et qu'elle est bouleversée par ma faute... Mais je me rappelle l'épisode de son baiser échangé avec un ami, puis je me dis... bah tant pis. Elle ne s'est pas privée de faire une connerie, alors à mon tour. Celle-ci en vaut beaucoup trop la peine. Nous avons parlé des heures, collés l'un à l'autre, de tout et de rien. Je dois dire que la proximité d'un homme me faisait tout drôle, ça datait d'il y a plusieurs années. Son odeur, sa beau, son contact - à la fois tellement différents et réconfortants. Ce n'est qu'aux petites heures du matin que je me suis décidée à laisser ma conscience et mes remords derrière moi, et à l'embrasser. On ne regrette pas ce genre de bêtise. J'étais tellement, tellement bien.
Il est 8:00AM, ma sœur me texte, inquiète, me demandant pourquoi je ne suis toujours pas rentrée. Oups. Je n'ai pas vu le temps passer. Kev me supplie de rester, juste pour dormir ensemble (dans le sens propre du terme, oui oui). DILEMME. Mais comme je suis une fille responsable, j'écrase mon envie de rester collée à lui, et il me raccompagne, main dans la main, à l'arrêt d'autobus.
Soirée abominable, nuit inoubliable. Matin désagréable, surtout. Drôle de combinaison.
Je rentre dormir quelques heures, Audrey et ma sœur sont toujours là. À mon réveil, elles sont parties : ma sœur, à l'école ; Audrey, pour de bon. Je suis quand même peinée de la perte, mais je tâche de me montrer le plus détachée possible, pour la laisser partir sans la regretter, ni qu'elle me regrette. Évidemment, ça n'a pas été si facile que ça, surtout pour elle... J'ai dû me montrer froide et méchante pour l'éloigner de moi, lui faire comprendre que je ne lui reviendrais plus. Je ne suis pas une fille cruelle de nature, surtout pas envers ceux qui ne le méritent pas. Ça m'a beaucoup peinée de devoir agir avec aussi peu d'humanité, mais d'un autre côté, ça me paraît pire encore d'enfoncer le couteau dans la plaie. On ne s'est jamais réellement reparlé depuis. C'est quand même dommage. Mais je crois qu'elle a retrouvé l'amour, alors c'est l'important.
Eh voilà pour l'histoire. Ou du moins, ce sont les grandes lignes de notre introduction ô combien maladroite et rocambolesque, haha. J'irais presque même jusqu'à dire dramatique. Mais qu'importe - on en rit, désormais. Ce sont de superbes souvenirs.
Bien que ça puisse sembler sans cœur de ma part, cependant... Je ne regrette rien. Je suis contente d'avoir eu l'audace de prendre ces décisions, même si elles ont été difficiles. Aujourd'hui, je suis heureuse comme jamais. Je crois que c'est la première fois que je vis un véritable amour - sain, mature, authentique, épanoui. J'ai enfin trouvé la personne idéale pour moi. Nous nous complétons naturellement sur tellement d'aspects. Je n'ai jamais partagé une telle complicité avec qui que ce soit - et ça, ça vaut de l'or à mes yeux. C'est la meilleure chose qui pouvait m'arriver, il est apparu pile au moment où j'avais besoin de lui dans ma vie. Il m'a apporté beaucoup de bien. Des moments que je n'oublierai jamais. Des petites attentions tellement touchantes. Des conneries à n'en plus finir. Des disputes tellement enfantines, haha. Des réflexions sur moi-même et sur mes perspectives. Et surtout, il m'apaise, me donne l'impression d'être enfin... complète. Il est juste... tellement tout. ♥
Je conclus sur la chanson avec laquelle tout ça a commencé. ;)
< Qu'est-ce que la vérité ? Il y a la tienne, la mienne et celle de tous les autres. Toute vérité n'est que la vérité de celui qui l'a dite. Il y a autant de vérité que d'individus. > [Eric-Emmanuel Schmitt]
Ces lignes sont terriblement vraies. Car tout n'est, en effet, qu'une question d'interprétation personnelle... Ainsi que de la perception que les gens ont des choses, des autres individus - de l'image que ces derniers projettent, entre autres. Cet extrait de l'excellent roman d'E.E. Schmitt, L'Évangile selon Pilate est une citation de son personnage Jésus (fictif), et je trouve intéressant de s'attarder sur le fait que ces sages propos sont encore (sinon on ne peut plus) d'actualité quelque 2000 ans plus tard, qu'ils aient été tirés de la Bible même ou qu'ils soient issus de fiction.
L'un de nos principaux coupables, pour ne pas porter d'accusation directe à l'homme : Internet. Merci, car grâce à toi, le monde est ce qu'il y a de plus superficiel, antisocial et illusoire.
Il faut prendre le temps de s'y arrêter pour réaliser à quel point on n'a plus de colonne. On se cache derrière une fausse identité : pseudos multiples associés à nos personnalités imaginaires selon notre humeur ; photos modifiées et censurées afin de cacher pustules pré-pubères, cernes et bourrelets en trop ; présentation de profil dans laquelle on gonfle abusivement notre ego en espérant persuader les plus dupes qu’on n’est pas si ordinaire que ça – bien qu’en toute franchise, on a pleinement conscience de nos failles et de nos complexes qui, eux, sont bel et bien réels.
On fait des rencontres amicales internautiques pour se préserver des préjugés intimidants des personnes de la vraie vie ; on adhère à des sociétés virtuelles utopiques sans objectif particulier, afin de se sentir moins nul et moins seul dans notre refus d’accepter que la réalité est loin de correspondre à nos idéaux enfantins ; on «aime», sur notre page de profil fignolée de A à Z, des artistes populaires, des romans à succès, des films bien cotés, dont on ne connaît absolument rien, et ce tout simplement dans le but d’éviter de faire mauvaise impression... au lieu de tout simplement admettre qu’en fin de compte, on n’est pas tellement cultivé.
Et il y a pire encore : on tombe amoureux sur le Web, à travers un ordinateur – d’un pseudo, d’une image, d’un texte ou de messages échangés (voir paragraphe ci-haut). Si ce n’est pas le comble du pathétique, je me demande bien comment Internet pourrait nous faire tomber plus bas que ça. Car l’amour ne requière-t-il pas justement des émotions purement authentiques, des sentiments réels – des palpitations à la vue de l’autre, des frissons à son toucher, des papillons lors de ses baisers? La sexualité devient un fantasme exclusivement virtuel – via une voix enregistrée dans un micro de piètre qualité, interrompue de parasites audio ; via quelques photos nues pixelisées et mal éclairées, envoyées par courriel ou par message texte ; à travers une vidéo de webcam désynchronisée, lors d’une conversation par messagerie instantanée… What the fuck, les gens. Certains devraient réviser la signification du mot «sensualité» – vous savez, ce truc qui suscite l’éveil des sens et des hormones, l’effet produit par la présence enivrante de l’autre, par les intonations subjectives de sa voix, par les effluves excitantes de son parfum, par ce que tout son être dégage… ÇA, c’est de l’attirance, de l'affection, de l'amour. Le reste, c’est complètement bidon, du mensonge – ce n’est qu'une solution pitoyable à un complexe d’infériorité, qui prend un peu plus d'ampleur à chaque fois qu'on lui cède la place.
Je ne refuse pas l’évolution technologique, je veux bien suivre le mouvement – mais ça : non, ce n’est pas de l'évolution, c'est de la régression mentale qui frôle le comportement psychopathe. Il y aurait de quoi avoir honte de ça.
On se cache derrière un masque comme des lâches, des hypocrites, des faibles. On préfère se mentir que d’apprendre à vivre avec nos failles et nos difficultés à surmonter. Il est apparemment trop difficile d’assumer qu’on n’est pas à la hauteur de l’image idéalisée qu’on a de soi-même, ou de ne pas répondre aux attentes du reste de notre entourage - qui n'est probablement pas mieux foutu que nous. Et pourtant. Tous ces artifices ridicules ne changent rien l’image qu’on contemple tous les matins dans le miroir, ni l’inconnu qu’on est forcé de confronter une fois laissé seul face à soi-même.
Si je me permets de rédiger pareille réflexion, c'est que je ne m’associe pas à ce type d’individu, sans prétention d'ailleurs, car j'ai cependant conscience que je n’échappe pas autant au lot que je le souhaiterais. Mais au moins, j’assume ma personnalité pas si originale ni extraordinaire que ça, mes lacunes handicapantes côté social et mes défauts parfois gênants ; c’est vrai, mon nez est un plutôt moche, mes seins ne sont pas d'une taille hallucinante, et j’ai effectivement des petites poignées dodues ainsi que deux ou trois vergetures. Très franchement, je ne sais pas trop ce qui est à la mode, mes connaissances générales sont limitées et je suis bien loin d’avoir vu tout ce qu’il y avait de bon à voir dans ce monde. Enfin, l'essentiel : je n’ai pas beaucoup d’amis, et une famille plutôt restreinte. Les gens qui comptent réellement dans ma vie se recensent peut-être sur les doigts de mes deux mains, mais je sais qu’ils sont bien là, bien réels – ma famille à table avec moi au souper de Noël, mes amis dans mon divan avec moi le week-end, mon amoureux avec moi dans notre lit toutes les nuits.
Et plus important encore : je sais qu’ils sont de bonne foi lorsqu’ils me disent qu’ils m’aiment pour ce que je suis vraiment. Parce qu'ils me connaissent telle que je suis. Je m'incline avec respect devant les quelques rares personnes encore authentiques que j'ai le privilège de fréquenter. Et je vous aime.
< Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. > [Francis Blanche]
Wow.
J'en suis arrivée à un point de ma vie que je convoitais depuis un moment ; Je suis enfin libérée de la plupart de mes vieux et lourds fardeaux. Ou même des plus petits - à force de les cumuler, ils pèsent au moins autant. La plupart des sources de drame et de négatif se sont éliminées d'elles-même. Je n'ai eu qu'à croiser les bras, et admirer le spectacle. Enjoy, Mimo. Il semblerait que ce qui devait se produire s'est produit. Le karma, sans doute. Quel soulagement, vraiment. Je crois que c'est de ÇA dont j'avais besoin.
Il ne s'agissait pas tant de trouver QUOI faire pour améliorer les choses ; Mais plutôt, quoi ne PAS (ou ne PLUS) faire pour empirer la situation. Ne suffisait que de laisser aller, lâcher prise, me détacher davantage. Faire preuve d'un peu plus de froideur, reculer avant de finir par me brûler.
Il y a parfois des sacrifices difficiles, mais nécessaires pour progresser. (Et d'autres dont on se dit qu'on est bête de ne pas y avoir songé plus tôt.)
Je réalise que j'ai inconsciemment entretenu bon nombre de mes malheurs. Soit par nostalgie, par regret, par (dés)espoir, voire même par compassion. Qu'il s'agisse de projets, de causes, d'amitiés - toutes des attaches inutiles. Superficielles. Illusoires et surtout trompeuses. J'ai été naïve. Heureusement, je ne suis pas si dupe. Je grandis de mes erreurs.
Contrairement à certains, je ne me plais pas dans les cercles vicieux. Répliquer le même pattern néfaste uniquement par valeur sûre... ; Ce mode de vie est réservé aux faibles et aux lâches peu ambitieux. Ces gens-là me font pitié, je les trouve déplorables, pathétiques. Je refuse d'être celle qui jalouse - je serai plutôt celle qu'on envie. Je ne me contente pas du strict minimum : je ne veux que le meilleur.
Et je compte bien l'avoir. Qu'importe le temps et les efforts nécessaires.
D'ailleurs, j'ai le compagnon idéal pour commencer la route du bon pied. J'ai énormément de chance d'être aussi bien accompagnée. ♥ Difficile de souhaiter meilleur partenaire que lui ; il est l'ami & l'amant. Il est tellement tout. Tout ce que je pouvais idéaliser chez l'autre. (Oui : il est possible d'aimer davantage à chaque jour. Pour vrai.)
Certes, ça me laisse avec moins de causes et amitiés auxquelles me donner ; Mais en revanche, j'y investirai du temps et de l'énergie de qualité. Le meilleur de moi.
Changement de cap. J'ai bien hâte de voir où ce vent nous mènera.
< Quand on veut vivre parmi les hommes, il faut laisser chacun exister et l'accepter avec l'individualité, quelle qu'elle soit, qui lui a été départie. > [Arthur Schopenhauer]
À mon avis, souligner une différence ne signifie pas forcément qu'on ne l'accepte pas. Pourquoi chercher de la discrimination là où il n'y en a pas? Oui, nous sommes tous différents - certains s'acceptent entre eux, d'autres non. C'est ainsi, et ça demeure le choix de chacun.
Aussi, les faits sont ce qu'ils sont : les chinois sont chinois, peu importe s'ils sont ici ou en Chine ; les homos sont homos, même s'ils sont bien plus qu'une orientation sexuelle ; les grosses sont grosses, qu'on les trouve de notre goût ou pas.
Moi, j'appelle un chat un chat. No biggie. Un chat s'offusque-t-il qu'on l'appelle "chat"? J'en doute fort. Et si tel est le cas, c'est son problème (d'identité).
J'ai horreur des censures. Disons donc les choses telles qu'elles le sont. Assumons nos paroles au lieu de s'embêter de formalités qui ne veulent rien dire - Juste pour atténuer et se protéger de ceux qui s'offusquent trop facilement lorsqu'ils sont forcés de reconnaître qu'on ne vit pas tous dans le même grand moule. C'est tant pis pour eux, et eux seulement.
L'individualité n'est pas toujours facile à vivre, mais elle est bien plus valorisante... Dans la mesure où on s'accepte tel qu'on est.
Je dis "indirect", parce que je ne l'enverrai pas à quiconque spécifiquement. Vous êtes libres de juger s'il vous concerne ou non. Comme on dit, à vous de voir si le chapeau vous fait.
(Je ne suis pas responsable des chapeaux qui restent coincés sur les têtes enflées.)
J'estime simplement que certaines justifications sont attendues de moi.
J'aimerais ne pas avoir à en donner, et tout simplement agir comme bon me semble ; D'un autre côté, je souhaiterais que les murmures dans mon dos cessent un peu. (Oui, je sais qu'il y en a ; non, je ne suis pas parano - et pas si bête que ça, en fait.)
Essentiellement : j'apprécierais qu'on cesse de m'attribuer un paquet de préjugés.
Naturellement, je n'exige pas de personne d'accepter mes choix. Ni même de les tolérer contre leur gré. Parce que, personnellement, je ne le ferais pas. Seulement, je serais un peu plus tranquille de savoir qu'on me comprenne mieux.
Oui, j'ai pris mes distances. Ça ne date pas d'hier ; ça fera bientôt un an que ça dure. (Cela remonte au début de ma relation actuelle? Possible. Dans ce cas, dites-vous que ce n'est pas pour rien que j'ai choisi d'être avec lui.)
Certains événements, bons, ou pas, m'ont éventuellement poussée à prendre du recul. Certaines expériences, aussi, m'ont en quelque sorte appris ma leçon. Finalement. J'ai souffert de plus d'une erreur, de quelques pertes... Et voilà maintenant où j'en suis. Si je l'ai fait, c'est parce que j'ai cru nécessaire de le faire pour mon propre bien.
En un premier temps, je me suis protégée de ce qui me rendait vulnérable. Ensuite, j'ai pris le temps nécessaire de me relever de mes chutes, une par une. J'ai simplement pris du temps pour moi. J'en prends encore, et en prendrai davantage. Surtout, je l'investirai sur ce qui me semble prioritaire, ce qui répond à mes besoins.
Oui, j'ai décidé d'être plus individualiste. Je vous avais prévenus, d'ailleurs. Et je ne devrais pas avoir à culpabiliser pour ça. Ça, au fond, vous le savez bien... Mais, qui n'est pas tenté de blâmer la personne responsable de son malheur? Je le sais bien : je suis humaine, femme, et au moins aussi manipulatrice que vous.
Cependant, pourquoi me reprocher de vouloir m'écouter avant d'écouter les autres? Alors que j'ai longtemps été la première à survenir au premier appel de détresse... Je l'affirme sans prétention ; je l'ai dit plus d'une fois, j'ai toujours donné avec plaisir. Mais je pense que j'ai fait ma part. J'ai "payé au suivant" très, très souvent. J'ai partagé beaucoup de mes réserves... et je garde les dernières parts pour moi.
Pour moi... et, oui, pour Kev. Je n'ai pas de gêne à le dire. (Je sais que certains d'entre vous attendiez la mention de son nom.)
Ce n'est pas faux de dire que je garde Kev en tête de ma (très courte) liste verte. J'ai mes raisons de le faire - en tant qu'amoureuse, en tant que complice. Il est mon compagnon de tous les jours, et est un des seuls qui ne m'a jamais failli. J'ai la chance de partager une complicité exceptionnelle avec quelqu'un... On ne doit certainement pas attendre de moi que je n'en profite pas.
Je passe beaucoup de mon temps libre avec lui, vrai. Au risque d'en choquer certains... Je passe du si bon temps à ses côtés que sa seule présence m'est souvent suffisante. Après tout, lorsqu'on sort de table repus, le dessert n'est pas toujours indispensable.
C'est une période de ma vie où je suis très centrée sur mon couple, je ne le nierai pas. J'ai besoin de le vivre, et j'ai envie de le vivre. Je ne m'en priverai pas non plus. Je suis heureuse ainsi. Et je remercie du fond du cœur ceux qui respectent ça. Ces quelques personnes se comptent sur les doigts de ma main.
En contrepartie, je suis, malgré mes airs d'égoïste, navrée pour ceux qui en "souffrent". Je sais que je délaisse certains, mais peut-être que pour chacun, j'ai mes raisons...? Vous l'êtes-vous seulement demandé? Le problème ne vient pas toujours d'ailleurs.
À tous ceux qui s'objectent à mes choix de vie : passez votre chemin, au besoin. J'ai pour mon dire qu'il faut vivre et laisser vivre.
Commentez, jugez, ça m'est égal ; mais n'ayez pas de trop hautes attentes envers moi. Comme ça, personne ne sera déçu ni contrarié par mes décisions, ma mentalité.
Prenez-moi telle que je suis MAINTENANT. Tout comme je me suis adaptée à mes amis les plus chers du mieux que je le peux.
Car, tout le monde change. S'il vous plaît, acceptez-le une fois pour toute.
Je ne serai plus jamais la "Mymi" de jadis, ni la "Mimo" d'autrefois. J'ai accumulé du bagage depuis, et cela a fait de moi qui je suis maintenant.
J'ai évolué et j'ai grandi, depuis le temps. Et certains devraient en faire de même...
< La vie, c'est comme une bicyclette ; il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre. > [Albert Einstein]
Ouf. Je suis partagée entre deux émotions, ce matin... Je manque d'inspiration et je n'ai pas grand suite dans les idées... Mais j'ai besoin d'évacuer, alors, tant pis pour la cohérence.
Demain matin, j'entamerai ma troisième semaine de travail consécutive. C'est un véritable soulagement de me lever tous les matins pour aller travailler. Même si ça demande du courage de quitter mon lit et mon amour endormi... :(
Malgré cela, cette routine a quelque chose de sécurisant et de valorisant... De savoir que je peux enfin faire quelque chose pour reprendre ma vie en main. De faire en sorte que mes projets soient de plus en plus accessibles. Que les barrières qui m'en éloignaient et m'en séparaient s'amoindrissent enfin.
Et je dois admettre que le sentiment d'indépendance ne me déplaît guère. Ou plutôt, d'autonomie ; je me sens moins étouffée et restreinte financièrement. Je peux me permettre de petites gâteries, pour mon amour et moi. Je crois bien que nous l'avons mérité... Lui encore plus que moi.
Or, c'est là qu'entre en jeu l'émotion qui pèse du mauvais côté de la balance.
Maintenant que mon quotidien reprend des couleurs, c'est le sien qui en perd... Ça me peine. J'espérais qu'enfin notre bien-être soit parfaitement en symbiose. Car longtemps j'ai été accablée, tandis que lui se montrait fort et optimiste. Voilà maintenant que les rôles semblent s'inverser, et ça me déstabilise...
Comment faire pour trouver le point d'équilibre idéal dans nos deux vies? J'aimerais que nous soyons sur la même longueur d'ondes. Avoir des rôles égaux. Complémentaires, évidemment, mais stables. Sinon, l'un de nous deux va finir par s'épuiser en chemin.
J'aimerais tant pouvoir faire mieux. Pouvoir combler les lacunes de sa vie. Même si ça ne relève pas forcément de ma volonté et de mes capacités. Je ne peux hélas être tout ce dont il a besoin pour s'épanouir ; Je ne peux être à la fois l'amour, l'amie, l'argent et le divertissement. Si seulement tout le monde était à son poste, aussi... Ça faciliterait les choses.
Et j'ai du mal à donner mon 100%, ces derniers temps. La fatigue me nuit... Ce n'est qu'une question de m'adapter à ce gros changement dans ma vie. Or, depuis deux semaines, je m'épuise et m'emporte facilement. Je déteste ça. Ce n'est pas moi... Je suis plus forte que ça. Il faut que je reprenne sur moi. Je refuse d'être un fardeau de plus à porter pour Kev. Il n'a pas besoin de ça. Je m'en veux, même si c'est hors de mon contrôle. Je doublerai mes efforts.
J'ai hâte que les choses rentrent dans l'ordre. Définitivement. Ou du moins, pour une moins courte période, cette fois. J'ai besoin de répit. Marre qu'il nous tombe toujours quelque chose sur la tête au pire moment.
Quitter cet endroit maudit y sera pour beaucoup de bien. Hélas, il s'est rajouté à notre attente désespérée un mois supplémentaire. Je n'en peux plus d'être ici. Je n'en peux plus de ces gens étouffants. Je veux mon chez-moi, mon nid d'amour, mon havre de paix. Ça presse.
Ensuite, les choses devraient se faire d'elles-même. Je ne suis pas inquiète. Le bonheur n'est souvent qu'une réaction en chaîne, après tout. J'ai vécu l'expérience de ce genre d'effet dominos plus d'une fois avant. Je crois qu'il suffit de savoir par où commencer.
Juillet, je t'attends avec grande impatience. Nous avons besoin de toi. D'ici là, je ferai de mon mieux pour que nous gardions notre équilibre. Ce n'est pas le moment de s'écrouler, pas si proche du but.
< L'ambition est comme un torrent et ne regarde pas derrière soi. >
[Ben Jonson]
Je me sens déboussolée. Je ne sais plus où regarder, ni par où commencer! Haha. Cela me ravit, mais ça me fait aussi un peu peur. Tout est immense. J'ai l'impression d'être assise au milieu d'un tas de cendres - les miennes. Comme le phénix qui renaît, je dois tout recommencer dès le début.
J'espère avoir la capacité d'atteindre tous mes objectifs. Surtout que j'ai - ou aurai sous peu - à ma disposition les outils nécessaires... Ou devrais-je dire, L'outil Ultime : l'argent. Le foutu argent, qui domine tout.
Maintenant que j'ai l'impression que ma vie reprend un rythme normal... Il y a tant de choses que je veux faire. Tant de choses que j'aimerais posséder.
Tiens. Je n'ai jamais vraiment fait une wishlist. So, here I go. :P Va pour une liste des choses que j'aimerais faire et acquérir d'ici mi-2011. (Note à moi-même : ne pas oublier de raturer mes acquisitions entre temps!)
* Un emploi stable et un bon salaire!
* Un nouvel appartement : un 4 et demi, avec un balcon. :)
* De la nouvelle déco ;
* De nouveaux meubles ; * Des électroménagers.
* Des luvs. ♥ * Avoir une vie sociale plus active et intéressante. * Une nouvelle garde-robe. Plus féminine :
* Un maillot de bain ;
* Des robes d'été ;
* Des chaussures ;
* De la lingerie. * Planifier un voyage ? * Récupérer mon clavier pour jouer du piano~ * De nouveaux piercings :
* Refaire faire mes piercings aux seins :3 ; * Peut-être me faire percer la langue avec Kev.
* Un smartphone Android. :D * Un tattoo... peut-être ? * Dessiner plus souvent.
* Un ordinateur performant (projet de Kev). * Écrire davantage.
* De nouvelles consoles de jeux vidéo. * Agrandir ma collection/famille de Yoshis! ^3^ * Un appareil photo décent.
* Des cheveux plus longs! >_<
* ...Clairer mes dettes! xD
Meh. J'ai du chemin à faire... o__o;
La case Départ se situe lundi matin. J'espère rouler un bon dé...
< Libérer l'âme du ressentiment, c'est le premier pas vers la guérison. > [ Eric Martel ]
Petite découverte de la journée, grâce à ma sœur. Voir le vidéo ci-dessous. (Bah oui, t'es contente, maintenant? Je l'ai écouté, ton fichu John Mayer. :P)
Définitivement... je viens de tomber sous le charme de cette chanson. :| Ça ne correspond pas tant que ça à mes goûts musicaux, en temps normal... Mais quelque chose m'a accrochée, tant musicalement qu'au niveau des paroles.
Plus je l'écoute, plus je m'y sens rattachée... Ou familière? J'ai du mal à expliquer. Cela éveille quelque chose en moi. Quelque chose que j'avais mis de côté. Non pas un sentiment que j'éprouve personnellement, ni dans le moment présent... Mais je suis passée par ce "mood" là à plus d'une occasion, dans ma vie. Je dirais même, il me semble que c'était il n'y a pas si longtemps que ça, en fait.
Peut-être est-ce parce que je vis encore une fois à travers les histoires des autres. Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi. J'ai beau tenter, je ne suis pas intouchable. Je suis d'une nature empathique. Je ressens les gens. Et cela m'aide à les déchiffrer.
Ce sont ces passages qui sollicitent ce je-ne-sais-quoi, plus particulièrement :
Everyone believes / In how they think it ought to be
Everyone believes / And they're not going easily
Belief is a beautiful armor / But makes for the heaviest sword
Like punching under water / You never can hit who you're trying for
Some need the exhibition / And some have to know they tried
It's the chemical weapon / For the war that's raging on inside
Everyone believes / From emptiness to everything
Everyone believes / And no one's going quietly
Pour une raison qui m'échappe, je trouve en cette chanson quelque chose d'apaisant. Du réconfort. Une consolation. Un soulagement, comme un baume sur une plaie. Bien qu'ici, il s'agirait plutôt d'une vieille blessure, presque entièrement cicatrisée.
Je partage quelque chose de spécial avec une certaine personne. C'est tout récent. Cela me porte également à réfléchir plus en profondeur sur mon propre cheminement. J'aime ce que cette expérience m'a apporté, à date. C'est fort enrichissant. Surprenant. La sensation troublante de se reconnaître en un parfait étranger ; curieuse symbiose.
Je me sens si proche de mes émotions, ces derniers temps... C'est étrange. Je ne déteste pas ce feeling, cela dit. Pour une fois, ça n'a rien d'un fardeau. Tout au contraire, je trouve cela même plutôt... vivifiant. Et rafraîchissant.
Je me sens ranimée de ma léthargie. Je sors de ma monotonie. Il me semble que l'air est meilleur à respirer, depuis un moment.
C'est ce qu'il manquait à mon bonheur. Un peu de quiétude. De sérénité.
Je me sens finalement plus disposée à exploiter mon plein potentiel. Progressivement. Plus encline à offrir de ma personne. À mieux comprendre, et mieux aimer. ♥
< Rien de grand ne s'est accompli dans le monde sans passion. > [ Friedrich Hegel ]
Je devrais être en train de faire la vaisselle que j'ai cachée dans mon four... lol. Mais je me suis dit qu'une petite mise à jour ne ferait pas de tort. J'avais envie de commencer mon premier article du mois sur une note positive. Du moins, plus joyeuse que mon dernier message (d'enragée), en janvier. O:)
Plein de bonnes choses arrivent en ce début de 2011. Comme je l'avais prédit. Des mauvaises aussi... car le bon et le mal DOIVENT s'équilibrer, naturellement. Mais pour la première fois dans ma vie, je me contrefiche du négatif ; Il peut rester caché dans l'ombre du positif, ce n'est pas moi qui le réclamerai. J'en ai marre de céder mon optimisme à la moindre difficulté rencontrée. Je me suis assez privée et découragée, ce temps-là est révolu. Maintenant, on va de l'avant.
Pour commencer, j'ai atteint mon objectif du mois de janvier... à un jour près. :P Premier février : j'ai enfin un job! Et pas n'importe lequel : celui que je voulais. Je suis non seulement satisfaite des efforts que j'ai fournis ; je suis fière de moi. Et surtout incroyablement soulagée. Il était grand temps. Un emploi décent, un horaire raisonnable, et un salaire plus qu'appréciable. À nous deux, on aura enfin de quoi se payer un peu de luxe. Fini l'époque où nous étions toujours pris à la gorge à chaque fin de mois.
On va finalement pouvoir emménager ailleurs. D'ici deux ou trois mois. :) Dans un bel appartement. Grand. Éclairé. Chaleureux. Confortable. Noir, blanc et rouge - parce que c'est comme ça que Kev le veut, haha. Je vais enfin avoir de l'espace pour installer mes millions d'horloges. :3 Nos chats vont courir partout. Yay. Dodo avec nous la nuit. Ronrons tout plein. Fini la vaisselle. On aura un lave-vaisselle pour faire le boulot à notre place. Une pièce pour notre futur ordinateur, pour jouer à des videogames. 8) Oh, j'ai hâte. Depuis le temps qu'on est coincés dans ce logement à chier... Putain, ce qu'on va être bien. <3
Je savais qu'on finirait par l'avoir, notre happy ending. Ou plutôt "beginning". Tu me l'as dit maintes et maintes fois, pourtant j'avais du mal à y croire... Mais ça y est, c'est tout près. Presque à portée de main. Bientôt. Je sens que c'est le début de quelque chose de... différent. Quelque chose de simple et d'apaisant. Bonheur. <3
< La société dans laquelle nous sommes nés repose sur l'égoïsme. Les sociologues nomment cela l'individualisme alors qu'il y a un mot plus simple : nous vivons dans la société de la solitude. > [ Frédéric Beigbeder]
FUCK que tout me fait perdre patience, aujourd'hui! Est-ce que la pleine lune approche? J'ai un boost d'hormones? Un exaspérant mélange des deux pires facteurs qui puissent affecter mon humeur?
Le monde est imbécile. Le monde m'exaspère. Fuck le monde, aujourd'hui. T'essayes de protéger le monde - ça leur est égal. Tu fais de ton mieux pour aider le monde - ça entre par une oreille, sort par l'autre. Tu te sacrifies pour le monde - si le résultat ne convient pas, on t'envoie promener.
Putain que le monde m’écœure, parfois.
Je suis vexée, mais je n'ai pas envie de m'adresser directement aux concernés. Ça n'en vaudrait même pas la peine. Ça ne me défoulerait même pas.
Je ne me dompte pas. Les gens sont si individualistes et profiteurs. Je devrais en faire de même, plus souvent du moins. Agir pour mon propre compte. Pour mon propre intérêt seulement. J'ai l'impression que, parfois, ce serait moins compliqué ainsi.
Rares se font ceux qui seraient prêts à faire ce que je ferais pour eux. Au fond, à quoi bon investir de mon temps et de mes énergies sur eux.
J'en ai marre. J'aimerais dire "je rends les armes", or, c'est plus compliqué. Beaucoup de gens ont pris l'habitude de "rely on me", avec le temps. Ce sera difficile de me défaire complètement de ça.
J'aime mes proches, je souhaite leur bien, mais je les trouve parfois ingrats. J'ai horreur de me sentir backstabbed ou dévalorisée pour ce que je fais. Au moins, j'ESSAYE de faire le bien, contrairement à bien des gens. C'est ce qui est le plus exaspérant.
Je ne fais pas les choses en fonction de recevoir en échange... Cela dit, j'apprécie toujours un minimum de reconnaissance. Mais les gens sont si égoïstes, c'est peine perdue d'avance, j'ai l'impression.
Oui, je généralise. J'ai été offensée par beaucoup de gens, dans ma vie. Aujourd'hui, j'ai l'impression que tout le monde est dans le même bateau. J'ai horreur de ne pas me sentir appréciée à ma juste valeur. Parce que, sans la moindre prétention, je sais que je le mérite.
Mais les choses ne vont pas avec le mérite, tristement.
J'ai constaté que plus d'une personne portent un mauvais jugement à Kev. Parce qu'il fait preuve d'une grande indifférence face au malheur des autres. Je reconnais qu'initialement, je ne comprenais pas son raisonnement... J'étais perturbée qu'on puisse réagir si peu face au désarroi d'un être aimé.
À force de cumuler des déceptions, je commence à comprendre son opinion. À force de te faire rire en pleine face et de te faire utiliser... Un gars se tanne. Dans ce cas-ci, c'est la fille qui en a sa claque.
C'est beau l'altruisme, mais je vais remettre mes priorités aux bonnes places.
Ça, c'était concernant les gens de la vraie vie. Ouais, je suis butthurt.
Aussi, je considère sérieusement l'idée de quitter u413, moi aussi. Le QI de cet endroit est désormais égal à celui d'une poignée de porte. Ou plutôt, c'est que des imbéciles ont pris le dessus de la communauté.
[/révoltée... ou tout autre synonyme s'apparentant à ce sentiment.]
...Si je fumais, c'est le moment où je m'allumerais une tope et décompresserais.
Place à Tony. Défoule-toi pour moi sur la "blue-eyed whore" dont tu parles... :
Fuck I need a hug right now. I need my luv so bad.