11.17.2011

Le choix?

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< Un homme est fait de choix et de circonstances. 
Personne n’a de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix. >
[Eric-Emmanuel Schmitt ♥]

Ouch. Une gifle en pleine figure, aujourd'hui. Du moins, en quelque sorte.

Mon médecin vient de me téléphoner avec de "mauvaises nouvelles".

Apparemment, une anomalie a été décelée suite à mon test du mois dernier.
Elle m'envoie passer des examens à l'hôpital, bientôt, pour confirmer de quoi il s'agit.
A priori, les cellules de mon col utérin se détruisent. Possibles lésions précancéreuses.

À mon âge, bien sûr, ça peut être une panoplie de trucs complètement anodins.

La plupart des jeunes femmes sexuellement actives présentent de légers problèmes.
Je ne devrais pas nécessairement trop m'en faire avec ça, c'est un fait.
Mais j'aime toujours mieux considérer l'alternative plus dramatique, par... précaution?
Juste histoire de me préparer au pire, au cas où il surviendrait. On ne sait jamais.

Enfin bon. Cela m'a amenée à me questionner plus sérieusement. 

Et si je devais me retrouver infertile, voire carrément stérile?

Grand nombre de femmes rêvent d'avoir des enfants un jour, tôt ou tard.

Personnellement, l'idée ne m'a jamais spécialement enchantée, en toute franchise.
Je ne me suis jamais vue avec des enfants, je n'ai pas l'envie ni la patience.
Le mode de vie que je m'imagine avoir dans le futur ne me le permettrait pas.
Mais encore là, je suis jeune, c'est facile de le dire comme ça, sans y réfléchir.

Une fois que la question doit se poser pour vrai, ou que les choix sont restreints...

Ça m'amène à reconsidérer sérieusement la chose. Est-ce que je désire des enfants?

En supposant la possibilité d'une affection grave à mon système reproducteur...

Je me suis davantage inquiétée sur ma qualité de vie que la possibilité de procréer.
Et si on m'apprenait un jour que suis dans l'impossibilité de porter un enfant?
Honnêtement? J'ai du mal à dire si ce serait une déception ou un soulagement.

Et si je n'avais pas le choix?

Déception... si jamais je devais changer d'idée un jour, mais encore, je doute.

Je crois que je pourrais être sujette à un coup de tête, sous influence peut-être...
Mais essentiellement, je n'ai jamais vraiment espéré d'enfants. Je les redoute, haha.

Soulagement
... parce que j'en ai tellement marre des contraceptifs et hormones.
C'est compliqué, stressant, ils me rendent malade et affectent mon moral.

J'aimerais pouvoir avoir une vie sexuelle sans à me soucier des risques de grossesse.
Aussi, mon conjoint actuel ne veut pas d'enfants plus tard, lui non plus... Alors.
Ça réglerait la plupart de mes soucis. Libération. Oui, j'ai envie d'être libre.

Ça scandalise bien des gens lorsqu'on leur dit qu'on ne veut pas d'enfants.

Surtout la génération précédente : "T'as le temps de changer d'idée, tu verras!"
Pourquoi cette fixation, cette nécessité présupposée que tous auront des enfants?
Ne peut-on pas avoir l'impression d'une vie accomplie sans progéniture? Sûrement.
J'entends tellement souvent des parents dire à la blague, "Ah, avoir su, t'sais..."
J'imagine que la plupart d'entre eux ne sont pas sérieux... Mais certains regrettent.
Je le sais bien. Ma propre mère semble l'avoir regretté à quelques occasions.

Sauf que voilà, on ne peut pas vraiment se permettre de regretter son enfant.

C'est une obligation à perpétuité. Un attachement dont on ne peut se défaire.
Moi, je veux voyager. Vivre à fond. Je veux voir mon couple s'épanouir davantage.
C'est comme ça que j'idéalise une vie dans le futur. Une vie paisible à deux.
Une partie de moi, un peu pessimiste, trouve que des enfants, c'est un tue-amour. 
Enfin, pas dans tous les cas... Mais trop souvent. Mes propres parents sont séparés.
C'est épuisant, élever une famille. Simplement de vivre l'est aussi, en réalité.

Je ne sais pas... Je ne crois pas que j'aurais ni la volonté, ni la force de le faire.

J'admire toutefois les couples assez forts pour passer à travers cette dure épreuve.
De nos jours, je les considère presque comme des miracles, haha.

Enfin. J'ai envie de vivre en simplicité. Improviser. Tout recommencer au besoin.

Je crois que je me contenterai d'aimer les enfants des autres. Et mes chats... :P
J'ai déjà un superbe jardin d'amour à entretenir... Je ne compte pas le négliger.

C'est ce qui m'est le plus cher. Rien au monde ne vaudrait ce sacrifice.

Bleh. J'espère que je n'aurai pas de pires nouvelles d'ici quelques semaines. 

Il vaut mieux rester optimiste, une attitude positive guérit bien des maux... :)
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11.13.2011

La pression.

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(Article enregistré comme brouillon, pour ensuite tomber dans l'oubli, haha. Le revoici.)

< On mène sa vie sous la pression d'une existence 

que bien peu d'entre nous peuvent se féliciter d'avoir choisie. > [Alexandre Millon]

Ça me désole un peu que la plupart de mes proches vivent des relations amoureuses malsaines. Ou encore, qu'ils s'accrochent à de faux espoirs et à des causes perdues d'avance. Exception faite peut-être de deux couples d'amis, que d'ailleurs j'admire énormément pour le succès impressionnant de leur union. La clef de leur réussite? La simplicité, l'honnêteté, la complicité/compatibilité. Et l'authenticité, ça va de soi ; j'y reviens souvent, mais je crois qu'elle devrait être à la base de tout.

Qu'est-ce qui fait que tant de personnes s'attachent à quelqu'un qui ne leur convient d'aucune façon? Pourquoi choisir de s'engager avec quelqu'un, tout en sachant d'avance que l'échec n'est qu'une bombe à retardement sur le point d'éclater? À quoi bon s'enchaîner à un partenaire qui entraîne constamment chagrin, déception et frustration? Quel est le but de demeurer dans un couple où la flamme est tranquillement en train de / s'est déjà éteinte? Pire : pourquoi retourner sans cesse vers un ex-amant par simple... habitude, sécurité?

Je ne suis pas certaine de comprendre l'essence même de ce genre de relation amoureuse. Attentes trop élevées? Estime de soi qui vole bas? Dépendance affective incontrôlable? Un peu de tout ça, j'imagine. On vise pour le meilleur, sans réellement savoir ce dont on a réellement besoin. On avance sur des coups de tête, sans regarder où on va. Évidemment que tout le monde hésite ou se cherche à un certain point de sa vie ; c'est le moment idéal pour le célibat, à mon avis. Autrement, c'est un peu comme de se tirer dans le pied... à retardement.
Et c'est souvent ainsi que, malgré nous, on finit par blesser ou perdre la personne aimée.

Nous vivons tellement sous le stress et la pression que même nos relations sont précipitées. On remplace aussitôt un amant perdu par le premier venu, qu'il soit d'un quelconque intérêt ou non ; on ne supporte pas la solitude et l'abandon, alors on se rue aveuglément sur les sites de rencontres complètement bidons ; on court les bars et les clubs afin d'y trouver un strict minimum de proximité humaine et de l'attention, toutes deux insignifiantes et éphémères... Lorsque la réalité nous revient en pleine figure, on réalise que ce n'est qu'une façon de rapiécer temporairement le problème en se mentant à soi-même. En bout de ligne, ces expériences nous laissent plus vides (et avides) qu'on ne l'était dès le départ.


J'ai été célibataire durant une demi-année, après m'être relevée péniblement d'une séparation difficile. Je crois que ces six mois laissée à moi-même ont été les plus enrichissants de toute ma vie, jusqu'à ce jour. Je n'ai jamais autant appris sur moi-même. Cela m'a donné l'opportunité de recoller les morceaux, de me remettre toute en ordre, et de me préparer pour être entièrement disposée à la prochaine personne qui croiserait mon chemin. J'ai tellement appris de chaque échec et de chaque rupture. Si seulement tout le monde pouvait prendre le temps nécessaire à se ressourcer et à se remettre les idées en place... Respirer un bon coup, relaxer et décompresser. Méditer sur nos leçons de vie. Laisser aller les choses, un peu. Et les accepter, surtout.

Cela vient de me rappeler une trouvaille que j'ai faite il y a de cela quelques semaines : The Quiet Place. "Have you ever noticed how many things require your attention?"

Je me suis accordée une petite session de quelques minutes sur cette page web à un moment où j'étais sur le point de céder le calme à une crise de nerfs. Juste... wow. En toute franchise, une fois la présentation terminée, j'en ai pleuré de soulagement. Vraiment, haha. Je sanglotais et je riais en même temps - la preuve que ces deux émotions contraires ne sont pas si éloignées l'une de l'autre. Ça m'a rafraîchi l'âme, ça m'a allégé la conscience un peu. J'y retourne une fois de temps à autres, et la satisfaction est la même à chaque fois. Je pourrais écouter la musique jouer en boucle pendant des heures. C'est tellement apaisant. Peu importe votre état d'âme, essayez-le, et dites-moi ce que vous en pensez. C'est quelque chose.

Il nous faudrait davantage de moments comme ceux-ci, pour se détacher de la réalité, le temps de refaire le plein d'énergie et de positif... Le temps de prendre une pause - une vraie pause, loin de la pression, des jugements, de ce qui nous torture mentalement. Je crois qu'il en faudrait aussi peu que ça pour guérir bien des maux. Pour soigner les âmes peinées - et les cœurs brisés, dans certains cas.

J'ai de la chance d'avoir quelqu'un de si patient et naturellement apaisant. ♥



Petite pensée pour ma mère.
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11.10.2011

La fatalité.

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< Il faut savoir servir avec intelligence les fatalités de sa nature. > [Gandhi]

Certaines personnes prennent carrément un plaisir malsain à foutre la merde sur leur passage.
Just for the fuck of it, juste parce qu'ils peuvent, sans même considérer la potentielle étendue de leur imbécillité. J’imagine que ces gens-là mènent une vie exécrablement ennuyante et tentent désespérément d’y mettre un peu d'action, je ne sais pas… Vraiment, votre absence de raisonnement dépasse totalement ma compréhension. (Et je m'abstiens de peine et de misère d'un propos vulgaire, là.)

Et il n'y a pas que ça. Voyez-vous, ravissantes petites putes d'attention que vous êtes : je n’ai pas seize ans (d'âge mental), moi. J'ai accepté volontiers la maturité que me confère mon âge d'adulte, et je m'efforce tant bien que mal d'en être à la hauteur. Conséquemment, vos enfantillages incessants et vos bitcheries puériles ne me font ni chaud, ni froid. À la limite, je dirais que ça m'est uniquement divertissant de vous regarder faire des fous et folles de vos misérables personnes. Si vous voulez rager, je vous en prie, faites-le sans retenue ; cependant, je ne serai définitivement pas de la partie. Il se trouve que je jouis déjà d'une vie paisible, amplement satisfaisante et relativement épanouie. J'ai certainement de quoi occuper mon temps libre de manière plus constructive. Si si, je vous assure!


Je méprise les nombrilistes en manque d’attention. Les fouteurs de merde complexés. Les envieux frustrés de leur minable existence. Les no-life et les rejets mal-baisés. Vous êtes des fardeaux, des tares pour une société qui s'efforce de maintenir un minimum d'intégrité psychologique.
Mes félicitations... pour être aussi bêtement satisfaits de votre pathétisme. En fait, voici ma suggestion pour ces gens-là : restez donc entre vous, pour le bien de chacun. Et je vous en conjure, ayez la décence de ne jamais vous reproduire ; je crains que le très peu d'humanité qu'il nous reste n'en serait que davantage anéanti par les mini-garces de votre espèce déjà surabondante. On n’a clairement pas besoin de vous dans le vrai monde des personnes saines d’esprit.

C'est déplorable de penser que j'ai gaspillé ne serait-ce qu'une minute de mon temps sur chacun de vos cas désespérés, mais je me dis que pour la peine, j'ai la maigre consolation de constater que le karma est revenu vous fourrer pleine puissance, droit dans la gueule, les uns après les autres (et ce à maintes reprises, pour certains!) pour vous récompenser d'avoir agi comme de vraies dindes sans tête - et, essentiellement, pour vous la faire fermer une fois pour toutes. Lorsque même le karma en a plein le cul de vos putain de conneries, il est temps de vous poser de sérieuses questions sur le sens de votre vie.


À présent que vous avez la bouche emplie de la honte et de son goût âcre, avalez un bon coup et digérez votre échec en silence. Si l'envie devait vous saisir à nouveau de jouer la drama queen, je vous prierais de bien vouloir aller exercer votre discipline de gamines attardées sur un appât qui a un peu plus de mordant. En ce qui me concerne, j’ai passé l’âge du typique, “haterz gonna hate LOL / yeah you know who you are, WHORE / heyyy everyone look at me I'm fAbUlOuS and I PWNED that little bitch lololol“.

NB : Je ne suis pas responsable des tristes âmes qui se reconnaissent, malgré leur ego démesuré, dans mes descriptions caricaturées. Si tel est le cas, je vous invite cordialement à remplir le formulaire suivant, puis de bien vouloir fuck off and die. 

Je vous remercie chaleureusement de votre précieuse collaboration.


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