< Un homme est fait de choix et de circonstances.
Personne n’a de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix. >
[Eric-Emmanuel Schmitt ♥]
Ouch. Une gifle en pleine figure, aujourd'hui. Du moins, en quelque sorte.
Mon médecin vient de me téléphoner avec de "mauvaises nouvelles".
Apparemment, une anomalie a été décelée suite à mon test du mois dernier.
Elle m'envoie passer des examens à l'hôpital, bientôt, pour confirmer de quoi il s'agit.
A priori, les cellules de mon col utérin se détruisent. Possibles lésions précancéreuses.
À mon âge, bien sûr, ça peut être une panoplie de trucs complètement anodins.
La plupart des jeunes femmes sexuellement actives présentent de légers problèmes.
Je ne devrais pas nécessairement trop m'en faire avec ça, c'est un fait.
Mais j'aime toujours mieux considérer l'alternative plus dramatique, par... précaution?
Juste histoire de me préparer au pire, au cas où il surviendrait. On ne sait jamais.
Enfin bon. Cela m'a amenée à me questionner plus sérieusement.
Et si je devais me retrouver infertile, voire carrément stérile?
Grand nombre de femmes rêvent d'avoir des enfants un jour, tôt ou tard.
Personnellement, l'idée ne m'a jamais spécialement enchantée, en toute franchise.
Je ne me suis jamais vue avec des enfants, je n'ai pas l'envie ni la patience.
Le mode de vie que je m'imagine avoir dans le futur ne me le permettrait pas.
Mais encore là, je suis jeune, c'est facile de le dire comme ça, sans y réfléchir.
Une fois que la question doit se poser pour vrai, ou que les choix sont restreints...
Ça m'amène à reconsidérer sérieusement la chose. Est-ce que je désire des enfants?
En supposant la possibilité d'une affection grave à mon système reproducteur...
Je me suis davantage inquiétée sur ma qualité de vie que la possibilité de procréer.
Et si on m'apprenait un jour que suis dans l'impossibilité de porter un enfant?
Honnêtement? J'ai du mal à dire si ce serait une déception ou un soulagement.
Et si je n'avais pas le choix?
Déception... si jamais je devais changer d'idée un jour, mais encore, je doute.
Je crois que je pourrais être sujette à un coup de tête, sous influence peut-être...
Mais essentiellement, je n'ai jamais vraiment espéré d'enfants. Je les redoute, haha.
Soulagement... parce que j'en ai tellement marre des contraceptifs et hormones.
C'est compliqué, stressant, ils me rendent malade et affectent mon moral.
J'aimerais pouvoir avoir une vie sexuelle sans à me soucier des risques de grossesse.
Aussi, mon conjoint actuel ne veut pas d'enfants plus tard, lui non plus... Alors.
Ça réglerait la plupart de mes soucis. Libération. Oui, j'ai envie d'être libre.
Ça scandalise bien des gens lorsqu'on leur dit qu'on ne veut pas d'enfants.
Surtout la génération précédente : "T'as le temps de changer d'idée, tu verras!"
Pourquoi cette fixation, cette nécessité présupposée que tous auront des enfants?
Ne peut-on pas avoir l'impression d'une vie accomplie sans progéniture? Sûrement.
J'entends tellement souvent des parents dire à la blague, "Ah, avoir su, t'sais..."
J'imagine que la plupart d'entre eux ne sont pas sérieux... Mais certains regrettent.
Je le sais bien. Ma propre mère semble l'avoir regretté à quelques occasions.
Sauf que voilà, on ne peut pas vraiment se permettre de regretter son enfant.
C'est une obligation à perpétuité. Un attachement dont on ne peut se défaire.
Moi, je veux voyager. Vivre à fond. Je veux voir mon couple s'épanouir davantage.
C'est comme ça que j'idéalise une vie dans le futur. Une vie paisible à deux.
Une partie de moi, un peu pessimiste, trouve que des enfants, c'est un tue-amour.
Enfin, pas dans tous les cas... Mais trop souvent. Mes propres parents sont séparés.
C'est épuisant, élever une famille. Simplement de vivre l'est aussi, en réalité.
Je ne sais pas... Je ne crois pas que j'aurais ni la volonté, ni la force de le faire.
J'admire toutefois les couples assez forts pour passer à travers cette dure épreuve.
De nos jours, je les considère presque comme des miracles, haha.
Enfin. J'ai envie de vivre en simplicité. Improviser. Tout recommencer au besoin.
Je crois que je me contenterai d'aimer les enfants des autres. Et mes chats... :P
J'ai déjà un superbe jardin d'amour à entretenir... Je ne compte pas le négliger.
C'est ce qui m'est le plus cher. Rien au monde ne vaudrait ce sacrifice.
Bleh. J'espère que je n'aurai pas de pires nouvelles d'ici quelques semaines.
Il vaut mieux rester optimiste, une attitude positive guérit bien des maux... :)
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Personne n’a de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix. >
[Eric-Emmanuel Schmitt ♥]
Ouch. Une gifle en pleine figure, aujourd'hui. Du moins, en quelque sorte.
Mon médecin vient de me téléphoner avec de "mauvaises nouvelles".
Apparemment, une anomalie a été décelée suite à mon test du mois dernier.
Elle m'envoie passer des examens à l'hôpital, bientôt, pour confirmer de quoi il s'agit.
A priori, les cellules de mon col utérin se détruisent. Possibles lésions précancéreuses.
À mon âge, bien sûr, ça peut être une panoplie de trucs complètement anodins.
La plupart des jeunes femmes sexuellement actives présentent de légers problèmes.
Je ne devrais pas nécessairement trop m'en faire avec ça, c'est un fait.
Mais j'aime toujours mieux considérer l'alternative plus dramatique, par... précaution?
Juste histoire de me préparer au pire, au cas où il surviendrait. On ne sait jamais.
Enfin bon. Cela m'a amenée à me questionner plus sérieusement.
Et si je devais me retrouver infertile, voire carrément stérile?
Grand nombre de femmes rêvent d'avoir des enfants un jour, tôt ou tard.
Personnellement, l'idée ne m'a jamais spécialement enchantée, en toute franchise.
Je ne me suis jamais vue avec des enfants, je n'ai pas l'envie ni la patience.
Le mode de vie que je m'imagine avoir dans le futur ne me le permettrait pas.
Mais encore là, je suis jeune, c'est facile de le dire comme ça, sans y réfléchir.
Une fois que la question doit se poser pour vrai, ou que les choix sont restreints...
Ça m'amène à reconsidérer sérieusement la chose. Est-ce que je désire des enfants?
En supposant la possibilité d'une affection grave à mon système reproducteur...
Je me suis davantage inquiétée sur ma qualité de vie que la possibilité de procréer.
Et si on m'apprenait un jour que suis dans l'impossibilité de porter un enfant?
Honnêtement? J'ai du mal à dire si ce serait une déception ou un soulagement.
Et si je n'avais pas le choix?
Déception... si jamais je devais changer d'idée un jour, mais encore, je doute.
Je crois que je pourrais être sujette à un coup de tête, sous influence peut-être...
Mais essentiellement, je n'ai jamais vraiment espéré d'enfants. Je les redoute, haha.
Soulagement... parce que j'en ai tellement marre des contraceptifs et hormones.
C'est compliqué, stressant, ils me rendent malade et affectent mon moral.
J'aimerais pouvoir avoir une vie sexuelle sans à me soucier des risques de grossesse.
Aussi, mon conjoint actuel ne veut pas d'enfants plus tard, lui non plus... Alors.
Ça réglerait la plupart de mes soucis. Libération. Oui, j'ai envie d'être libre.
Ça scandalise bien des gens lorsqu'on leur dit qu'on ne veut pas d'enfants.
Surtout la génération précédente : "T'as le temps de changer d'idée, tu verras!"
Pourquoi cette fixation, cette nécessité présupposée que tous auront des enfants?
Ne peut-on pas avoir l'impression d'une vie accomplie sans progéniture? Sûrement.
J'entends tellement souvent des parents dire à la blague, "Ah, avoir su, t'sais..."
J'imagine que la plupart d'entre eux ne sont pas sérieux... Mais certains regrettent.
Je le sais bien. Ma propre mère semble l'avoir regretté à quelques occasions.
Sauf que voilà, on ne peut pas vraiment se permettre de regretter son enfant.
C'est une obligation à perpétuité. Un attachement dont on ne peut se défaire.
Moi, je veux voyager. Vivre à fond. Je veux voir mon couple s'épanouir davantage.
C'est comme ça que j'idéalise une vie dans le futur. Une vie paisible à deux.
Une partie de moi, un peu pessimiste, trouve que des enfants, c'est un tue-amour.
Enfin, pas dans tous les cas... Mais trop souvent. Mes propres parents sont séparés.
C'est épuisant, élever une famille. Simplement de vivre l'est aussi, en réalité.
Je ne sais pas... Je ne crois pas que j'aurais ni la volonté, ni la force de le faire.
J'admire toutefois les couples assez forts pour passer à travers cette dure épreuve.
De nos jours, je les considère presque comme des miracles, haha.
Enfin. J'ai envie de vivre en simplicité. Improviser. Tout recommencer au besoin.
Je crois que je me contenterai d'aimer les enfants des autres. Et mes chats... :P
J'ai déjà un superbe jardin d'amour à entretenir... Je ne compte pas le négliger.
C'est ce qui m'est le plus cher. Rien au monde ne vaudrait ce sacrifice.
Bleh. J'espère que je n'aurai pas de pires nouvelles d'ici quelques semaines.
Il vaut mieux rester optimiste, une attitude positive guérit bien des maux... :)