1.20.2011

L'acceptation.

< L'homme heureux est celui qui, acceptant d'être malheureux, ne l'est plus. >
[ Jules Lemaître ]

Plus d'un soulagement, depuis le début de la semaine.
J'ai, disons, eu l'occasion de faire face à quelques uns de mes petits démons.
Je me sens un peu plus apaisée. Enfin, je laisse aller le stress, les tensions.

La vie de mes proches est mouvementée, ces derniers temps.
Du moins, plus que la mienne - et je ne m'en plains pas, oh ça non!
Tout au contraire, je préfère de loin mener une petite existence tranquille. 
Il semblerait toutefois que la vie des autres m'inspire plus que la mienne.
(Pour écrire, cela va sans dire.)

Tout le monde a déjà été confronté à des choix de vie.
Après un dilemme, une question existentielle, une défaite, un arrache-cœur...
Quelque soit l'issue du problème, tous doivent passer par la même étape :
De mon point de vue, il s'agit d'une certaine phase d'acceptation.
Comme un deuil, chaque problématique se vit et se règle par phases.

Or, certaines personnes ont du mal à déterminer lesquelles sont évitables.
Ici, j'hésiterais entre le regret et l'appréhension... ou un mélange des deux.
Pour une fois qu'il est possible de sauter des étapes... Autant en profiter.

À mon avis, toute problématique doit nécessairement être d'abord étudiée.
Il s'agit de peser le pour et le contre, envisager les différentes alternatives...
Idéalement, vaut mieux tenter d'optimiser sa propre position dans la situation. 
Une personne saine d'esprit choisira ainsi l'option qui l'arrangera le mieux.
...Ou du moins, celle qu'elle croit s'avérer la meilleure. L'erreur est humaine.

Mais principalement... tout ceci ne va pas sans le processus d'acceptation. 
Accepter de faire face à une situation difficile. Et non pas la rejeter.
Je remarque que beaucoup ont le réflexe de tenter de contourner le problème.
Résultat : la plupart du temps, de même, on ne fait qu'empirer son propre cas.
Nier l'existence d'une chose consiste à admettre qu'elle n'existe pas.
Selon la même logique, on ne peut réparer des pots cassés qui ne sont pas brisés.

Le processus d'acceptation peut s'avérer ardu, il est vrai. Cela dit, une fois de plus...
Je soutiens que faire des choix de lâche ne peut mener qu'à un échec cuisant.
D'une manière ou d'une autre... Et pour citer Jean de La Fontaine :
< On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prend pour l'éviter. >
Alors, pourquoi ne pas se faire à l'idée dès le début - soit accepter l'inévitable?

Je vois des gens se rendre malades à refuser des situations qui les contrarient.
En bout de ligne, c'est souvent nettement plus éprouvant pour ces personnes...
À quoi bon se livrer à un combat contre des moulins à vent? 
Tout le monde sait qu'ils sont pourtant bien venus à bout de Don Quichotte.

Faire le deuil d'un mal et l'accepter, c'est également choisir de "move on with life". 
Et ainsi d'entamer des démarches pour se sortir du gouffre et enfin voir la lumière.
Faire le nécessaire pour s'en sortir, même si cela implique des sacrifices coûteux.
En bout de ligne, je crois qu'on est toujours mieux récompensé.
Pas tant en résultats concrets que par la satisfaction éprouvée envers soi-même.
Après tout, qui n'aime pas pouvoir se féliciter d'avoir surmonté une dure épreuve?

Il faut cesser de s'apitoyer. Ne pas refuser les remords, mais plutôt vivre avec.
Ne pas en faire un fardeau, mais tout simplement un bagage. Une leçon de vie.
On apprend et on grandit de ses erreurs. Personne n'en est à l'abri.
Évidemment, il nous faut tous nos expériences pour se dompter tout seul.
On a beau recevoir maints conseils de personnes plus expérimentées...
Tout le monde est soit trop entêté ou trop curieux pour ne pas prendre de risque.
Et je crois que c'est correct, jusqu'à un certain point.
Cela dit, il faut savoir s'avouer vaincu, en temps et lieux. Et trouver une solution.
Coûte que coûte, retenez-le bien!

Oui, on a peur de se tromper. Et cela a un sérieux impact sur nos choix. La peur.
Entrent aussi en compte les facteurs émotifs (et hormonaux, pour les femmes...).
Cela nous prive d'objectivité dans les moments où nous en avons le plus besoin.
C'est quelquefois regrettable que l'homme ne soit pas dépourvu de sentiments...
Toutefois, n'est-ce pas ce qui fait de notre vie une expérience si enrichissante?

J'aime rire, pleurer ; être bien, avoir mal ; être confiante, ne plus être sûre de rien.
Ces paradoxes ne vont pas l'un sans l'autre. Et ils portent ainsi à la réflexion.
J'ai la conviction qu'ils sont indispensables à la croissance personnelle.
C'est ce que je veux dire, lorsque j'affirme que "je crois en la vie/le destin".
Que, chaque chose arrive pour une raison. Chaque chose en engendre une autre.
C'est ce qui fait en sorte que les expériences s'enchaînent les unes aux autres.
Ces mêmes expériences font de nous ce que nous sommes.

J'aime être fragile, parfois faible et vulnérable. Grâce à cela, j'ai beaucoup appris.

Je vous souhaite, mes lecteurs, de vous aussi savoir tirer du bon de vos erreurs. :)

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